Le PIB américain revu en hausse et le taux de chômage en recul

jeudi 5 décembre 2013 17h08
 

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - La croissance a été plus forte qu'estimé initialement aux Etats-Unis au troisième trimestre, grâce à un mouvement marqué d'accumulation des stocks par les entreprises, mais la demande sous-jacente reste faible et plaide pour le maintien par la Réserve fédérale de sa politique de soutien.

Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3,6% en rythme annualisé sur la période juillet-septembre, après 2,5% sur les trois mois précédents et 2,8% annoncé en première estimation, montrent les chiffres publiés jeudi par le département du Commerce.

Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à une croissance révisée à 3,0%.

Le chiffre révisé de 3,6% constitue la meilleure performance de l'économie américaine depuis le premier trimestre 2012 mais les économistes s'attendent à un ralentissement de la croissance sur les trois derniers mois de l'année.

Les entreprises ont accumulé 116,5 milliards de dollars de stocks au troisième trimestre, la plus forte hausse enregistrée depuis le premier trimestre 1998, contre 86 milliards en première estimation. En excluant les stocks, la croissance annualisée est ramenée à 1,9% contre 2,0% en première estimation.

La contribution des stocks a en effet atteint 1,68 point de pourcentage, contre 0,8 point en première estimation.

Parallèlement, la demande intérieure mesurée par les ventes finales a augmenté de 1,8% seulement, un chiffre qui pourrait être jugé trop faible pour convaincre la banque centrale de réduire dès ce mois-ci ses achats d'obligations sur les marchés, poursuivis actuellement au rythme de 85 milliards de dollars par mois pour empêcher toute remontée des taux d'intérêt.

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Le port de Long Beach, en Californie. La croissance a été plus forte qu'estimé initialement aux Etats-Unis au troisième trimestre, grâce à un mouvement marqué d'accumulation des stocks par les entreprises, mais la demande sous-jacente reste faible et plaide pour le maintien par la Réserve fédérale de sa politique de soutien. Le PIB a progressé de 3,6% en rythme annualisé sur la période juillet-septembre, alors que les économistes s'attendaient en moyenne à une croissance révisée à 3,0%. /Photo d'archives/REUTERS/Mario Anzuoni