La France cherche un nouvel élan économique avec l'Afrique

mercredi 4 décembre 2013 10h51
 

par Marine Pennetier

PARIS (Reuters) - La France espère donner un nouvel élan à sa coopération économique avec l'Afrique, dans un contexte de forte concurrence de nouveaux acteurs qui ont réduit de moitié en dix ans sa part de marché au sud du Sahara.

Quelque 600 participants, dont 500 représentants d'entreprises africaines et françaises, sont attendus mercredi à Paris pour une conférence consacrée au "nouveau modèle de partenariat économique" avant l'ouverture, vendredi, du sommet pour la paix et la sécurité en Afrique.

La France "a perdu du temps dans une réflexion stérile sur l'Afrique, à se demander comment se positionner face à ce continent qu'elle a si longtemps vu, d'abord et avant tout, comme une chasse-gardée, ou au mieux comme un démultiplicateur d'influence", a estimé le ministre de l'Economie Pierre Moscovici dans son discours d'ouverture à Bercy.

"La France a, inexorablement, perdu du terrain. Le fil de son dialogue, de ses relations avec le continent africain, s'est distendu, sa voix s'est assourdie", a-t-il ajouté, plaidant pour une nouvelle relation équilibrée.

Une thèse défendue par l'ancien chef de la diplomatie Hubert Védrine, dont le rapport sur la nouvelle dynamique économique entre l'Afrique et la France doit être dévoilé lors de cette conférence organisée par le ministère de l'Economie et le Medef.

L'enjeu est de taille: la France, qui reste le premier investisseur en Afrique hors hydrocarbures, doit faire face à la concurrence chinoise et à celle de nouveaux acteurs comme le Brésil, les pays du Golfe, la Turquie ou encore la Malaisie.

Entre 2000 et 2011, la part de marché de la France au sud du Sahara a décliné de 10,1% à 4,7%.

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