Les médicaments biosimilaires peinent à émerger en Europe

mardi 3 décembre 2013 13h14
 

par Ben Hirschler

LONDRES (Reuters) - Même si la plupart d'entre eux cherchent à réduire le coût de l'assurance maladie, les pays européens peinent à favoriser l'émergence des "biosimilaires", des copies de médicaments issus des biotechnologies qui pourraient leur permettre d'économiser des milliards d'euros.

Cette nouvelle catégorie de molécules est susceptible de réduire le coût du traitement de certains cancers ou de la polyarthrite rhumatoïde tout comme les génériques ont réduit le prix de médicaments plus traditionnels.

Mais même si l'Europe a approuvé le premier de ces biosimilaires dès 2006, l'émergence de ces traitements reste très lente.

Les dirigeants des laboratoires spécialisés expliquent que le développement de ces médicaments s'est heurté à certains obstacles. De leur côté, des responsables d'organismes d'assurance maladie ne cachent pas leur frustration et cherchent à favoriser le recours aux biosimilaires.

La Norvège espère ainsi donner un coup de fouet à ces produits en finançant dès l'an prochain des études visant à mesurer l'efficacité d'un changement de traitement, un biosimilaire remplaçant le médicament originel.

"D'après tous les éléments disponibles à ce jour, je ne pense pas qu'il y ait le moindre problème mais les médecins ont tendance à se montrer réticents", explique Steinar Madsen, directeur médical de l'Agence norvégienne du médicament.

Les études prévues l'an prochain compareront le Remicade, un traitement de la polyarthrite rhumatoïde développé par Johnson & Johnson et Merck & Co, avec l'Inflectra, un biosimilaire élaboré par l'américain Hospira et le sud-coréen Celltrion

L'Inflectra a obtenu en septembre le feu vert des autorités européennes et est en cours de lancement en Norvège, au Portugal, en Irlande, en Finlande et en Europe orientale.   Suite...

 
Même si la plupart d'entre eux cherchent à réduire le coût de l'assurance maladie, les pays européens peinent à favoriser l'émergence des "biosimilaires", des copies de médicaments issus des biotechnologies qui pourraient leur permettre d'économiser des milliards d'euros. /Photo d'archives/REUTERS