Lagardère et Daimler renvoyés en procès pour délit d'initié

lundi 2 décembre 2013 17h53
 

PARIS (Reuters) - Les groupes Lagardère et Daimler sont renvoyés en correctionnelle pour "délit d'initié" dans l'enquête sur les mouvements de titres suspects dans le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS en 2006, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Le juge d'instruction Serge Tournaire a également décidé d'un procès pour sept personnes physiques, dont l'ancien coprésident exécutif d'EADS Noël Forgeard, l'ex-directeur général délégué du groupe Jean-Paul Gut et l'ancien vice-président d'Airbus, filiale d'EADS, Olivier Andriès.

John Leahy, le directeur commercial d'Airbus, figure également parmi les personnes renvoyées, a-t-on appris auprès de l'avocat d'une des parties.

Fin 2009, le groupe de médias avait été blanchi dans une autre procédure, administrative celle-là, menée par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Mais le juge d'instruction, qui mène parallèlement l'enquête pénale, a une autre appréciation, de même que le parquet, qui avait requis au début de l'année le renvoi en vue d'un procès des deux groupes et des sept personnes en examen.

Les deux groupes renvoyés en correctionnelle se sont déclarés certains d'être blanchis.

"Après avoir été mise hors de cause par les autorités de tutelle boursières dans les différents pays concernés, et notamment par l'AMF, la société SCA Lagardère prend acte avec surprise de la position du juge d'instruction consistant à saisir le tribunal de la situation de divers actionnaires et cadres dirigeants d'EADS", a déclaré le groupe dans un communiqué transmis par son avocat, Me Jean Veil.

RETARDS DU TRÈS GROS PORTEUR

EADS a réaffirmé son "total soutien" et sa "confiance" dans les responsables concernés, précisant dans un communiqué rester confiant "dans le fait qu'une nouvelle fois il sera démontré que ces accusations sont sans fondement".   Suite...

 
Les groupes Lagardère et Daimler ont été renvoyés en correctionnelle pour "délit d'initié" dans l'enquête sur les mouvements de titres suspects dans le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS en 2006/Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz