2 décembre 2013 / 10:19 / dans 4 ans

ThyssenKrupp chute en Bourse après ses annonces du week-end

ThyssenKrupp chute en Bourse lundi matin après l'annonce ce week-end de la cession de son aciérie américaine mais aussi de la reprise d'actifs vendus l'an dernier et d'un projet d'augmentation de capital. /Photo d'archives/REUTERS/Lyle Ratliff

FRANCFORT (Reuters) - ThyssenKrupp chute en Bourse lundi matin après l‘annonce ce week-end de la cession de son aciérie américaine mais aussi de la reprise d‘actifs vendus l‘an dernier et d‘un projet d‘augmentation de capital.

Le titre décroche de 7,11% à 17,8950 euros vers 11h00, la plus forte baisse de l‘indice Dax de la Bourse de Francfort, reflétant la déception de voir que le premier sidérurgiste allemand n‘a pas réduit autant qu‘espéré son exposition au secteur volatil de l‘acier.

“La grande restructuration attendue est bien plus loin que certains l‘espéraient”, résume Michael Shillaker, analyste chez Credit Suisse.

ThyssenKrupp a annoncé tard vendredi soir la vente de son aciérie de Calvert, dans l‘Alabama, à ArcelorMittal et Nippon Steel & Sumitomo Metal pour 1,55 milliard de dollars, soit 1,1 milliard d‘euros, un prix vers le bas des attentes des analystes.

Il conserve en revanche son usine déficitaire CSA au Brésil, pour laquelle il comptait également trouver un repreneur.

Le président du directoire Heinrich Hiesinger, en poste depuis 2011, entend céder des actifs réalisant pour 10 milliards d‘euros de chiffre d‘affaires annuel dans le cadre d‘un recentrage sur des produits et services à plus forte marge que l‘acier brut, tels que les ascenseurs, sous-marins ou composants industriels.

Il cherchait depuis un an et demi à vendre Steel Americas -filiale regroupant le site de Calvert et l‘usine brésilienne- mais les négociations se sont révélées extrêmement ardues.

“TK Steel USA a été vendu, mais le grand coup espéré ne s‘est pas matérialisé”, observe Dirk Schlamp, analyste chez DZ Bank.

Autre revers inattendu, ThyssenKrupp va devoir reprendre son aciérie italienne de Terni et sa filiale VDM d‘alliages à haute performance, deux activités cédées l‘an dernier au finlandais Outokumpu, en échange de facilités de financement.

“Il y a fort à douter que ce contrôle renforcé sur des actifs en difficulté n‘était pas tout à fait ce que les actionnaires de ThyssenKrupp avaient en tête lors de l‘annonce du virage stratégique du groupe”, ironise Neil Sampat, analyste chez Nomura qui est passé de “neutre” à “alléger” sur le titre.

Autre annonce malvenue pour les actionnaires, ThyssenKrupp prévoit d‘augmenter son capital de jusqu‘à 10%. La vente d‘actions nouvelles pourrait permettre au groupe de lever près d‘un milliard d‘euros sur la base du cours de clôture de vendredi.

Maria Sheahan, avec la contribution de Tom Käckenhoff, Véronique Tison pour le service français

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