La "troïka" reporte une visite d'inspection en Grèce

vendredi 29 novembre 2013 21h48
 

BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne et le FMI ont reporté une visite de la "troïka" en Grèce programmée la semaine prochaine, décision susceptible de différer encore le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide à Athènes, a-t-on appris vendredi auprès de responsables européens.

Le gouvernement grec a déclaré qu'il espérait toujours rapprocher les points de vue des deux parties.

L'annulation de la visite, ont expliqué les responsables européens, est la conséquence de l'incapacité du gouvernement grec à mettre en oeuvre des réformes promises dans le cadre du programme d'assistance financière.

Les inspecteurs de la "troïka" (UE, FMI et Banque centrale européenne) devaient initialement évaluer les progrès réalisés par la Grèce dans la perspective de la réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue le 9 décembre, au cours de laquelle l'Eurogroupe doit prendre une décision sur le paiement de la prochaine tranche d'aide.

Le report de la mission d'inspection pourrait viser, de la part de la Banque centrale européenne (BCE), de la Commission européenne et du Fonds monétaire international, de contraindre Athènes au compromis.

Le ministre des Finances grec, Yannis Stournaras, a déclaré vendredi soir qu'une équipe d'adjoints des inspecteurs de la troïka serait de retour à Athènes la semaine prochaine, comme prévu, et que les inspecteurs eux-mêmes arriveraient après la réunion de l'Eurogroupe.

UN OU DEUX MILLIARDS

"Cela (le report) ne me perturbe pas", a-t-il dit à la presse selon un communiqué du ministère. "La troïka viendra après l'Eurogroupe avec pour objectif de conclure (les discussions) avant la fin de l'année."

La Grèce doit prendre le 1er janvier la présidence tournante de l'Union européenne.   Suite...

 
Le Premier ministre grec Antonis Samaras. L'Union européenne et le FMI ont reporté une visite de la "troïka" en Grèce programmée la semaine prochaine. Le gouvernement grec a déclaré qu'il espérait toujours rapprocher les points de vue des deux parties. /Photo prise le 26 novembre 2013/REUTERS/Yorgos Karahalis