PSA et Renault dans les starting-blocks pour retourner en Iran

vendredi 29 novembre 2013 20h54
 

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

PARIS (Reuters) - Le salon de l'automobile de Téhéran, qui ouvre ses portes samedi, accueillera cette année de nombreux émissaires de constructeurs étrangers, notamment français, avides de se préparer à une possible réouverture du marché iranien.

La conférence automobile internationale de Téhéran se tiendra moins d'une semaine après la signature à Genève d'un accord sur le programme nucléaire iranien. Téhéran a promis de limiter l'enrichissement d'uranium en échange d'un allègement des sanctions économiques, notamment dans le secteur automobile, qui pourrait intervenir dans les prochaines semaines.

PSA Peugeot Citroën et Renault envoient des représentants au salon de Téhéran, programmé avant l'accord de dimanche dernier. Les deux français, qui n'ont suspendu leurs activités avec l'Iran qu'en 2012 et 2013 respectivement, semblent en mesure de renouer les liens plus rapidement que d'autres, ce qui leur donnerait un avantage compétitif avant l'ouverture totale du marché à la concurrence étrangère.

"Si les conditions étaient à nouveau réunies, il faudrait quelques semaines pour réactiver l'activité", a indiqué PSA, dont le directeur des opérations internationales, Yves Moulin, a accueilli avec satisfaction l'accord de Genève.

Les français auront cependant fort à faire pour maintenir leurs positions face à la concurrence des asiatiques et des américains.

Chez ces derniers, absents depuis la révolution islamique de 1979, officiellement rien n'a changé. D'autant qu'ils restent soumis aux dispositions spécifiques de l'embargo décrété par les Etats-Unis. Mais Ford semble avoir déjà noué des contacts sur place, afin d'être prêt à la moindre ouverture.

PSA a suspendu ses exportations vers l'Iran en février 2012. Le groupe a toujours expliqué cette décision, annoncée au moment de la signature de son alliance avec l'américain General Motors, par l'impossibilité d'accéder au système bancaire international dans le cadre des sanctions contre Téhéran.

GROS POTENTIEL   Suite...

 
Le salon de l'automobile de Téhéran accueillera cette année de nombreux émissaires de constructeurs étrangers, notamment français, avides de se préparer à une possible réouverture du marché iranien, moins d'une semaine après la signature à Genève d'un accord sur le programme nucléaire de la république islamique. PSA Peugeot Citroën et Renault, qui n'ont suspendu leurs activités avec l'Iran qu'en 2012 et 2013 respectivement, semblent en mesure de renouer les liens plus rapidement que d'autres. /Photo d'archives/REUTERS/Srdjan Zivulovic