Le Medef presse Jean-Marc Ayrault de baisser les prélèvements

mardi 26 novembre 2013 16h37
 

Répétition pour clarifier au 14e paragraphe la demande d'une hausse d'un point de TVA par an

par Yann Le Guernigou et Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Le président du Medef Pierre Gattaz estime que la remise à plat de la fiscalité voulue par Jean-Marc Ayrault n'aura de sens que si elle permet une baisse des prélèvements et souhaite qu'elle débouche sur de premiers résultats tangibles dès le printemps.

Dans une interview à l'agence Reuters, il indique avoir demandé au Premier ministre une pause de la réglementation fiscale, sociale et environnementale pour rassurer les chefs d'entreprise, rendus "extrêmement nerveux" par une série récente d'annonces "anxiogènes".

Reçu lundi à Matignon dans le cadre de la concertation avec les partenaires sociaux, le Medef a fait savoir au chef du gouvernement que ce "moratoire d'au moins six mois" constituait un préalable à sa participation active à l'exercice initié.

"Cette pause est nécessaire pour ramener du calme et de la sérénité chez les chefs d'entreprise", a dit Pierre Gattaz.

L'autre condition nécessaire est "d'afficher un objectif de baisse des dépenses publiques".

"On ne réglera pas le problème de compétitivité des entreprises françaises que si on s'attaque à leur surfiscalité", a estimé le "patron des patrons".

Pour lui, réduire les dépenses de 60 milliards d'euros pour s'approcher de l'équilibre des comptes publics à l'horizon 2017 comme l'envisage le gouvernement est "vertueux mais pas suffisant, car on a calculé que les prélèvements obligatoires ne baisseraient pas".   Suite...

 
Dans une interview à Reuters, le président du Medef Pierre Gattaz estime que la remise à plat de la fiscalité voulue par Jean-Marc Ayrault n'aura de sens que si elle permet une baisse des prélèvements. /Photo prise le 26 novembre 2013/REUTERS/Benoît Tessier