Rome privatisera pour réduire sa dette et satisfaire l'UE

jeudi 21 novembre 2013 17h22
 

par Giuseppe Fonte

ROME (Reuters) - L'Italie vendra des participations dans des sociétés publiques, dont le pétrolier et gazier Eni, afin de lever jusqu'à 12 milliards d'euros, somme dont la moitié sera affectée à la réduction de la dette publique, a annoncé jeudi le président du Conseil Enrico Letta.

Des parts seront ainsi cédées dans le spécialiste franco-italien des semiconducteurs STMicroelectronics, dans les chantiers navals Fincantieri, dans le contrôleur aérien Enav, ainsi que 3% du capital d'Eni mais Rome conservera une participation dans le pétrolier de plus de 30%, a ajouté Enrico Letta.

Ce dernier espère que la réduction de la dette qui doit s'ensuivre en 2014 rendra la Commission européenne plus compréhensive sur le chapitre des dépenses.

C'est "une première étape en vue non seulement de maîtriser le déficit en 2014 mais également de réduire la dette publique totale pour la première fois en cinq ans", a expliqué Enrico Letta.

La dette publique de l'Italie représente 133% du PIB, ne le cédant qu'à son homologue grecque au sein de la zone euro. Les six milliards d'euros tirés des privatisations qui seraient affectés à sa réduction comptent pour 0,3% du PIB.

Le ministre de l'Economie Fabrizio Saccomanni a dit à la presse que le programme de privatisations "ajoute un élément plus concret" à l'engagement pris ce mois-ci par Rome envers l'exécutif européen de réduire la dette. Il n'a pas donné de calendrier pour ce programme.

REMBOURSER LA DETTE, RECAPITALISER LA CDP

La CE s'est refusé à donner à l'Italie une marge de manoeuvre pour financer ses investissements publics dans la mesure où son projet de Loi de finances d'origine n'assurait pas une réduction de son massif endettement public.   Suite...

 
Dans le centre de Milan, capitale économique de l'Italie. L'Italie vendra des participations dans des sociétés publiques, dont le pétrolier et gazier Eni, afin de lever jusqu'à 12 milliards d'euros, somme dont la moitié sera affectée à la réduction de la dette publique. /Photo prise le 12 septembre 2013/REUTERS/ Stefano Rellandini