La reprise s'essouffle dans la zone euro, plombée par la France

jeudi 21 novembre 2013 14h00
 

LONDRES/PARIS (Reuters) - La fragile reprise du secteur privé dans la zone euro s'est affaiblie de manière inattendue au mois de novembre, la vigueur de l'économie allemande ne parvenant pas à compenser une nouvelle dégradation en France, selon les premiers résultats de l'enquête PMI de Markit auprès des directeurs d'achat.

L'estimation "flash" de l'indice composite de cette enquête, qui combine l'industrie et les services, est ressorti à 51,5 contre 51,9 le mois précédent, en dessous de la plus basse des prévisions des économistes interrogés par Reuters. Il se maintient toutefois au-dessus de la barre des 50 qui sépare croissance et contraction.

Les résultats de l'enquête "flash" laissent augurer d'une croissance de 0,2% de la zone euro au quatrième trimestre, selon l'économiste en chef de Chris Williamson, une prévision conforme au consensus des économistes interrogés par Reuters.

Le produit intérieur brut de la zone euro a enregistré une croissance de 0,1% au troisième trimestre, selon une première estimation publiée la semaine dernière par Eurostat.

"Il est important de rappeler qu'il croit encore", a souligné Chris Williamson.

La fragilité de la reprise au sein de la zone euro a conduit la Banque centrale européenne à abaisser son principal taux directeur à un nouveau plus bas record le 7 novembre.

Confrontés à un ralentissement très marqué de la hausse des prix, les responsables monétaires européens ont souligné depuis qu'ils disposaient d'autres outils pour lutter si nécessaire contre un éventuel risque de déflation.

DIVERGENCE FRANCO-ALLEMANDE

Les enquêtes PMI montrent, une nouvelle fois, que l'écart entre l'Allemagne, principal moteur de reprise dans la zone euro, et les autres pays du bloc, France en tête, se creuse.   Suite...

 
La croissance du secteur privé de la zone euro a, contre toute attente, décéléré en novembre, la vigueur de l'économie allemande ne suffisant pas à compenser totalement une contraction en France, selon l'indice composite des directeurs d'achats (PMI) calculé par Markit. /Photo prise le 2 septembre 2013/REUTERS/Kai Pfaffenbach