Fed, BCE, BoJ rallient les marchés à leurs politiques expansives

vendredi 15 novembre 2013 19h22
 

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - La Réserve fédérale, la Banque centrale européenne (BCE) ou encore la Banque du Japon (BoJ) sont parvenues à convaincre les marchés que l'état de leurs économies n'est pas suffisamment solide pour qu'elles commencent à freiner leurs politiques ultra-accommodantes.

Elles visent à maintenir des taux courts très bas et à empêcher ou à enrayer une montée des taux longs dans des marchés d'autant plus nerveux qu'ils se sont habitués à une liquidité mondiale surabondante.

Selon des professionnels, les craintes entourant en début de semaine la stratégie de sortie de l'assouplissement quantitatif (quantitative easing) par la Fed ont conduit celle-ci à diffuser avec une journée d'avance l'allocution que Janet Yellen, désignée pour succéder à Ben Bernanke à la tête de la banque centrale, a prononcé jeudi devant la commission d'investiture du Sénat.

Janet Yellen a défendu les mesures exceptionnelles de la Fed et signifié qu'elle n'avait pas l'intention d'appuyer sur le frein du QE dans un avenir proche, compte tenu de la faiblesse de la croissance, de l'emploi et de l'inflation.

A la BCE, qui a abaissé de 25 points de base à 0,25% son principal taux directeur la semaine dernière, le débat sur un éventuel QE est ouvert.

"DETERMINATION"

"Les banques centrales du G4 (Etats-Unis, zone euro, Royaume-Uni, Japon) sont soit en train d'envisager un assouplissement supplémentaire (BCE, BoJ) soit de vouloir combattre un marché devenu faucon", écrivent Vincent Chaigneau et Adam Kurpiel, stratégistes taux à la Société générale dans leur note hebdomadaire.

Selon eux, "la Fed va reformuler sa "forward guidance" (indications prospectives de politique monétaire, ndlr) - dans un sens plus accommodant - quand elle commencera à réduire ses achats d'actifs" (tapering) l'année prochaine.   Suite...

 
La Réserve fédérale, la Banque centrale européenne (BCE) ou encore la Banque du Japon (BoJ) sont parvenues à convaincre les marchés que l'état de leurs économies n'est pas suffisamment solide pour qu'elles commencent à freiner leurs politiques ultra-accommodantes. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson