E.ON abaisse ses prévisions et blâme l'interventionnisme

mercredi 13 novembre 2013 16h00
 

FRANCFORT (Reuters) - E.ON, le numéro un allemand des services aux collectivités, a réduit mercredi en partie ses prévisions pour 2013 et regretté que les "politiques interventionnistes" contribuent à la crise du marché énergétique.

Le groupe a annoncé qu'il anticipait pour cette année un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) compris entre 9,2 et 9,3 milliards d'euros. Il comptait auparavant sur une fourchette allant de 9,2 à 9,8 milliards.

Les analystes interrogés par Reuters tablent en moyenne sur un Ebitda à 9,3 milliards d'euros.

De même que le français GDF, qui a annoncé mercredi de nouvelles dépréciations d'actifs en Europe (voir , le groupe allemand se juge lésé par le soutien apporté par les gouvernements européens aux énergies solaire et éolienne.

"Nos activités traditionnelles continuent à souffrir des bouleversements du marché de l'énergie, en partie dus aux politiques interventionnistes des gouvernements", a déploré Johannes Teyssen, président du directoire d'E.ON.

Le groupe a fait état d'un Ebitda en baisse de 19% à 7,117 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de l'année, sous le consensus établi par Reuters à 7,179 milliards.

E.ON a par ailleurs annoncé la vente de 80% de son parc éolien danois de Roedsand II pour 3,2 milliards de couronnes au groupe SEAS-VNE. Il conservera les 20% restants.

RÉDUCTIONS DE CAPACITÉ

De plus, Johannes Teyssen a dit espérer que son groupe vende l'an prochain la part qu'il détient avec RWE dans le producteur de combustible nucléaire Urenco.   Suite...

 
E.ON, le numéro un allemand des services aux collectivités, a réduit mercredi en partie ses prévisions pour 2013 et regretté que les "politiques interventionnistes" contribuent à la crise du marché énergétique. /Photo prise le 26 avril 2013/REUTERS/Michaela Rehle