GDF Suez va encore devoir déprécier des actifs en Europe

mercredi 13 novembre 2013 10h15
 

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - GDF Suez a annoncé mercredi qu'il devrait revoir à la baisse la valeur de certains de ses actifs de production d'électricité et de stockage de gaz en raison d'une dégradation persistante du contexte européen, qui a pénalisé ses résultats au 30 septembre.

Le groupe, qui subit une baisse des prix de marché de l'électricité en Europe due à une combinaison de surcapacités et de faible demande, a souligné que cette révision des valeurs comptables, non cash et non récurrente, aurait un effet sur son résultat net part du groupe en 2013.

Alors que GDF Suez tablait jusqu'ici sur un rebond de ses profits pour 2015, son PDG Gérard Mestrallet n'a pas fourni de nouveaux éléments de prévisions, indiquant que le groupe le ferait lors de la publication de ses résultats annuels, en février 2014.

"Nous tiendrons compte de l'ensemble des changements de l'environnement économique mondial, avec de mauvaises nouvelles en Europe et de bonnes nouvelles partout ailleurs", a-t-il dit lors d'une conférence téléphonique.

GDF Suez avait déjà dû déprécier deux milliards d'euros d'actifs en 2012.

En Bourse, l'action progresse de 0,27% à 18,535 euros à 9h30 pendant que l'indice CAC 40 est inchangé (+0,01%).

Julien Desmaretz, analyste chez Bryan Garnier, évoque dans une note des résultats "solides malgré un environnement difficile", estimant que "les leviers de croissance (du groupe) fonctionnent bien".

GDF Suez a déjà décidé de fermer, mettre sous cocon, convertir ou optimiser près de 14 gigawatts (GW) de capacités thermiques en Europe depuis 2009 - essentiellement des centrales à gaz - et a annoncé mercredi qu'il mènerait une revue additionnelle portant sur 5 à 7 GW supplémentaires.   Suite...

 
GDF Suez va revoir à la baisse la valeur de certains de ses actifs de production d'électricité et de stockage de gaz en raison d'une dégradation persistante du contexte européen, qui a pénalisé ses résultats au 30 septembre. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier