Consensus sur le retour à un Euronext continental

mardi 12 novembre 2013 22h14
 

PARIS (Reuters) - La partie Europe continentale d'Euronext dispose des moyens d'un développement autonome et IntercontinentalExchange (ICE) a accepté de rester à son capital le temps de structurer un noyau dur d'actionnaires, selon un rapport présenté mardi.

Chargé de ce rapport sur l'évolution de l'opérateur boursier, Thierry Francq estime qu'il existe aujourd'hui une convergence de vues entre la société et les grands acteurs financiers pour saisir cette "opportunité historique" de relance d'un Euronext européen.

Au ministère de l'Economie, on souligne que disposer d'une place financière forte est une question de souveraineté pour un pays mais aussi "crucial pour répondre aux besoins de financement des entreprises".

Dans ce contexte, le gouvernement mènera une "action forte et ciblée" pour cristalliser "ce consensus qui ne semble pas faire de doutes", indique-t-on.

La publication de ce rapport est intervenue après l'annonce en fin de semaine par NYSE Euronext et ICE de l'obtention de l'ensemble des autorisations nécessaires à leur fusion.

ICE a déjà indiqué son intention de ne conserver que la partie dérivés négociés à Londres des activités européennes de NYSE Euronext et d'introduire en Bourse début 2013 la partie Euronext, l'opérateur historique des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne.

Le rapport de Thierry Francq, qui était prêt depuis le début de l'été, énumère un certain nombre de conditions, qui ont été remplies depuis, pour la relance d'un marché financier à Paris en saisissant l'opportunité de cette "autonomisation d'Euronext".

"NOYAU DUR" D'ACTIONNAIRES

Il s'agissait notamment de s'assurer qu'Euronext ait les reins suffisamment solides pour se développer de façon autonome et nouer des alliances avec d'autres opérateurs d'Europe continentale.   Suite...