Air France-KLM prêt à se laisser diluer dans le dossier Alitalia

mardi 12 novembre 2013 23h24
 

par Cyril Altmeyer et Agnieszka Flak

PARIS/MILAN (Reuters) - Une participation d'Air France-KLM à l'augmentation de capital d'Alitalia est hautement improbable en raison de l'absence de mesures pour réduire la dette de la compagnie aérienne italienne, a déclaré mardi une source proche du dossier.

"La probabilité est très, très, très faible", a déclaré cette source au sujet d'une éventuelle participation d'Air France-KLM à l'augmentation de capital.

Si le groupe franco-néerlandais passe son tour, sa participation sera diluée de 25% à environ 7% du capital d'Alitalia.

Une porte-parole d'Air France-KLM s'est refusée à tout commentaire.

Les actionnaires d'Alitalia - dont Air France-KLM qui est le premier d'entre eux - ont jusqu'à jeudi minuit pour déclarer s'ils participent ou pas à l'augmentation de capital de 300 millions d'euros qui doit permettre à la compagnie en difficulté de poursuivre son activité.

Trois sources ont toutefois ajouté qu'Alitalia pourrait bien repousser la date limite pour faire cette déclaration. L'une d'entre elles a évoqué la date du 21 novembre.

Le groupe italien réunit mercredi à partir de 17h00 GMT son conseil d'administration - parmi lesquels quatre représentants d'Air France-KLM. L'administrateur délégué d'Alitalia, Gabriele del Torchio, spécialiste des redressements d'entreprises, devrait dévoiler un plan volontariste pour relancer la compagnie.

Le projet industriel d'Alitalia, qui prévoit environ 2.000 suppressions d'emplois, "va dans le bons sens", a estimé la même source, ajoutant toutefois que le plan financier ne permettait pas d'assurer la pérennité à moyen terme d'Alitalia, lourdement endettée.   Suite...

 
Une participation d'Air France-KLM à l'augmentation de capital d'Alitalia est hautement improbable en raison de l'absence de mesures pour réduire la dette d'un milliard d'euros de la compagnie aérienne italienne, selon une source proche du dossier. /Photo prise le 31 octobre 2013/REUTERS/Alessandro Bianchi