Wall Street finit en petite hausse, la prudence prévaut

lundi 11 novembre 2013 22h30
 

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en hausse timide lundi après une séance en dents de scie mais sans grands écarts, le marché marquant le pas dans l'attente de nouvelles indications sur la conjoncture économique et la politique monétaire.

L'indice Dow Jones a gagné 21,32 points, soit 0,14%, à 15.783,10 points. Le Standard & Poor's a pris 1,28 point (+0,07%) à 1.771,89 points et le Nasdaq Composite a progressé de 0,56 point (+0,01%) à 3.919,79 points.

Après cinq semaines consécutives de hausse à Wall Street, les investisseurs attendent au cours des prochains jours des interventions publiques de Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, et de sa vice-présidente, Janet Yellen, choisie par Barack Obama pour lui succéder.

Le marché espère ainsi disposer de nouveaux indices sur le calendrier de la réduction progressive ("tapering") des achats d'obligations de la banque centrale, que cette dernière poursuit actuellement au rythme de 85 milliards de dollars par mois.

La probabilité estimée d'une réduction prochaine de ces opérations d'assouplissement quantitatif a augmenté vendredi avec l'annonce de créations d'emploi plus nombreuses qu'attendu en octobre, qui ont permis au Dow Jones d'inscrire un nouveau record et au S&P 500 de finir la semaine à quelques points seulement de son propre plus haut historique.

"La question est: jusqu'où les gens veulent-ils faire monter les actions?", explique Michael O'Rourke, responsable de la stratégie de marché de JonesTrading.

Le S&P 500 a gagné 24% depuis le début de l'année et le Dow Jones 20%.

Une enquête auprès de professionnels des marchés obligataires montre que le marché s'attend désormais à voir les achats de titres de la Fed diminuer avant mars.

"Tant qu'on n'aura pas la promesse de Bernanke ou de Yellen qu'elle ne les réduira pas, ou que de nouveaux indicateurs ne nous donnent pas des indications, on restera dans ce jeu de tir à la corde", estime Michael O'Rourke.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS