S&P dégrade la note de la France, Hollande garde son cap

vendredi 8 novembre 2013 19h56
 

PARIS (Reuters) - François Hollande s'est dit déterminé à faire autant d'économies budgétaires que possible sans mettre en cause les services publics et le modèle social français après l'annonce vendredi d'une baisse d'un cran de la note souveraine de la France par Standard & Poor's.

L'agence de notation, qui avait été la première à priver la France de son triple A en janvier 2012, a abaissé sa note à long terme de AA+ à AA.

Elle estime les réformes engagées par l'exécutif insuffisantes pour améliorer le potentiel de croissance et consolider le redressement des finances publiques, un jugement que conteste par l'exécutif.

La politique économique du gouvernement est la seule qui puisse assurer la crédibilité dont jouit la France sur les marchés financiers tout en assurant la cohésion nationale et sociale, a déclaré le chef de l'Etat lors d'une allocution à la Banque mondiale à Paris, sans toutefois se référer explicitement à la décision de S&P.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, avait auparavant regretté la décision de S&P tout en déplorant des jugements "critiques et inexacts".

Soulignant que la signature de la France est "bonne" et qu'elle "n'avait jamais emprunté à des taux si bas", le Premier ministre a lui aussi déploré les jugements de l'agence sur les réformes engagées par le gouvernement.

"Je trouve que les jugements portés sur les réformes ne sont pas exacts et qu'ils sont exagérément critiques", a déclaré Jean-Marc Ayrault au micro de France Bleue Provence.

LES RÉFORMES MINÉES PAR LE CHÔMAGE

"Nous estimons que les réformes engagées dans les domaines de la fiscalité, du secteur des biens et services et du marché du travail n'amélioreront pas sensiblement les perspectives de croissance de la France à moyen terme", a expliqué S&P dans un communiqué.   Suite...

 
Standard & Poor's a abaissé la note souveraine de la France à AA contre AA+, tout en relevant sa perspective de négative à stable. /Photo prise le 8 novembre 2013/REUTERS/Jacky Naegelen