Paris convoite les postes économiques de la prochaine Commission

mardi 5 novembre 2013 20h16
 

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - La France est intéressée par les portefeuilles de l'Energie ou des Affaires économiques dans la Commission européenne qui sera mise en place après les élections européennes de mai 2014, a déclaré mardi le ministre français des Affaires européennes.

François Hollande devrait ainsi, comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy, insister pour voir un Français piloter un dossier à dominante économique, un scénario qu'essaient traditionnellement de contrer les pays qui défendent une politique plus libérale que la France.

"Il est évident que les domaines par exemple de l'Energie, de l'Economie, des Finances sont des leviers considérables pour l'évolution des politiques communautaires et des dossiers qui pour la France comptent beaucoup", a expliqué Thierry Repentin dans un entretien accordé à Reuters.

François Hollande a défendu depuis son accession au pouvoir une politique européenne orientée vers la croissance, plaidant pour une réduction du rythme de réduction des déficits.

Jugé plus honorifique que stratégique, le poste de Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères, qui siège aussi à la Commission européenne, ne devrait pas figurer parmi les priorités de Paris.

La France aimerait aussi se voir attribuer un poste d'influence au sein de la zone euro, si celle-ci devait se doter d'un président à plein temps comme l'ont proposé Angela Merkel et François Hollande.

"On a des légitimités à être positionnés au plus haut niveau sur ce sujet, compte tenu de ce que représente la France dans la zone euro", juge Thierry Repentin.

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Le ministre français des Affaires européennes Thierry Repentin a déclaré mardi à Reuters que la France était intéressée par les portefeuilles de l'Energie ou des Affaires économiques dans la Commission européenne qui sera mise en place après les élections européennes de mai 2014. /Photo prise le 11 septembre 2012/REUTERS/Benoît Tessier