L'horizon s'éclaircit pour l'industrie française, juge Gallois

lundi 4 novembre 2013 20h11
 

PARIS (Reuters) - Un an après la mise en oeuvre du pacte de compétitivité, l'industrie française a touché le fond et son horizon s'éclaircit, au moins pour une partie des entreprises, a déclaré Louis Gallois.

Dans une interview à paraître mardi dans les Echos, et diffusée sur le site internet du journal, le Commissaire général à l'investissement estime qu'une stabilisation fiscale participerait à l'attractivité économique de la France.

L'ancien dirigeant d'EADS et de la SNCF s'inquiète d'autre part de la hausse récente de l'euro et presse l'Eurogroupe de se saisir du problème de la politique de change dans la zone euro.

"L'euro, situé autour de 1,35-1,40 dollar, peut étouffer la petite reprise à laquelle nous assistons", dit-il.

Un rapport de Louis Gallois sur l'économie française présenté l'automne dernier a servi de base au pacte de compétitivité présenté dans la foulée par le gouvernement, avec une série de mesures dont la plus emblématique a été le crédit d'impôt emploi compétitivité, équivalant à une baisse de charges de 20 milliards d'euros pour les entreprises.

"Cela permet de réduire presque de moitié l'écart de compétitivité créé par rapport à l'Allemagne sur le front du coût du travail dans la décennie 2000", souligne-t-il.

"Le plus important maintenant est de ne pas toucher au CICE et de garantir sa pérennité", ajoute-t-il alors qu'un certain nombre de députés socialistes ont vu dans cette mesure un "cadeau" fait aux entreprises.

AFFAIRE DE TEMPS

"La compétitivité est une affaire de temps, de persévérance. C'est une action engagée sur plusieurs années", déclare encore Louis Gallois, qui dit avoir le "sentiment que l'industrie a touché le fond de la piscine et que, pour une partie d'entre elle, l'horizon s'éclaircit."   Suite...

 
Un an après la mise en oeuvre du pacte de compétitivité, l'industrie française a touché le fond et son horizon s'éclaircit, au moins pour une partie des entreprises, a déclaré Louis Gallois dans une interview diffusée sur le site internet des Echos. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon