4 novembre 2013 / 07:50 / il y a 4 ans

Fischer (Fed) impute la lenteur de la reprise au gouvernement

(Reuters) - La lenteur de la reprise économique américaine prend sa source dans l‘incompétence, l‘indiscipline et l‘irresponsabilité financière du gouvernement, a déclaré dimanche Richard Fischer, président de la Réserve fédérale de Dallas et membre du Comité de politique monétaire de la Fed.

La lenteur de la reprise économique américaine est due à l'incompétence, l'indiscipline et l'irresponsabilité financière du gouvernement, a déclaré Richard Fischer, président de la Réserve fédérale de Dallas et membre du Comité de politique monétaire de la Fed. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Winning

“Alors que la Fed a agi à la vitesse d‘un cheval au galop, le gouvernement fédéral des Etats-Unis a, au mieux, montré l‘empressement d‘un koala”, estime Richard Fischer selon le texte d‘un discours qu‘il doit prononcer lors d‘une conférence organisée par l‘Australian Business Economists.

“Contrairement à ce qui a pu se produire lors de la plupart des reprises, le gouvernement a joué un rôle anticyclique et répressif”, poursuit-il.

“L‘incapacité de notre gouvernement à faire preuve de cohérence a contrecarré la politique pro-cyclique de la Fed.”

Pour soutenir la croissance et l‘emploi et garder des coûts d‘emprunt bas, la Fed maintient son taux d‘intervention près de zéro depuis la fin 2008 et a quadruplé son bilan pour le porter à quelque 3.700 milliards de dollars (2.680 milliards d‘euros) par le biais de trois vagues massives de rachats obligataires, suivant une politique dite d‘assouplissement quantitatif (QE).

L‘institut d‘émission a promis de ne pas relever les taux tant que le taux de chômage ne sera pas retombé à 6,5% au moins, pour autant que l‘inflation reste à moins de 2,5%. Le taux de chômage était de 7,2% en septembre.

La Réserve fédérale a annoncé la semaine dernière qu‘elle continuerait de racheter chaque mois 85 milliards de dollars d‘obligations.

Richard Fischer s‘oppose à cette politique parce qu‘il juge qu‘elle n‘est pas de nature à soutenir l‘économie tant que les parlementaires continueront de se chamailler sur le budget sans s‘attaquer aux déséquilibres budgétaires.

Ann Saphir, Nicolas Delame pour le service français

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