RBS crée une "bad bank" pour cantonner ses actifs risqués

vendredi 1 novembre 2013 11h19
 

par Matt Scuffham et William James

LONDRES (Reuters) - Royal Bank of Scotland créera en interne une structure de défaisance ("bad bank") regroupant 38 milliards de livres (45 milliards d'euros) d'actifs les plus risqués, mesure destinée à détendre ses relations avec Londres et à accélérer sa reprivatisation.

"Je pense que ça rendra plus facile de vendre la banque et de récupérer notre argent", a déclaré le ministre des Finances George Osborne à la BBC, ajoutant que la reprivatisation de la banque n'interviendrait sans doute pas avant les élections prévues en 2015.

La structure, opérationnelle en 2014, sera baptisée Capital Resolution Division. Londres, qui détient 81% de RBS et qui s'est abstenu de réclamer un démantèlement de l'établissement, veut que celui-ci prête davantage aux PME et estime que la nouvelle structure pourra y contribuer.

"Suivant cette nouvelle initiative, RBS règlera définitivement les problèmes du passé en séparant le bon grain de l'ivraie et en plaçant les créances douteuses dans une 'bad bank'", a dit George Osborne.

La banque veut réduire de 55% à 70% la proportion des actifs douteux dans son bilan dans les deux années à venir et espère avoir nettoyé complètement celui-ci dans les trois ans. RBS a également dit qu'elle inscrirait une provision pour dépréciation des créances douteuses supplémentaire de quatre à 4,5 milliards de livres sur le trimestre, une écriture liée à la constitution de la structure de cantonnement.

RBS a précisé aussi que cette restructuration interne libèrerait de 10 à 11 milliards de livres de capital, renforçant ainsi sa capacité à prêter. La banque et Londres ont souligné que la "bad bank" permettrait de tirer un trait sur le passé, le gouvernement ayant en particulier été accusé de s'ingérer dans la gestion de RBS.

"Nous pouvons maintenant aller de l'avant, nous préoccuper de l'avenir et des 90% des actifs qui constituent une banque vraiment bonne et construire une grande banque pour la clientèle et pour le Royaume Uni", a dit le nouveau directeur général Ross McEwan à la presse.

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Royal Bank of Scotland créera en interne une structure de défaisance ("bad bank") regroupant 38 milliards de livres (45 milliards d'euros) d'actifs les plus risqués, mesure destinée à détendre ses relations avec Londres et à accélérer sa reprivatisation. /Photo prise le 17 septembre 2013/REUTERS/Stefan Wermuth