Air France-KLM réaffirme ses conditions sur Alitalia

jeudi 31 octobre 2013 15h56
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Air France-KLM a annoncé jeudi avoir entièrement déprécié sa participation de 25% dans Alitalia à la suite du projet d'augmentation de capital de la compagnie italienne, une levée de fonds à laquelle il a réaffirmé ne vouloir participer qu'à des conditions "très strictes".

Le PDG du groupe franco-néerlandais Alexandre de Juniac s'est dit "offensé" et "découragé" de ne pas avoir été davantage associé aux discussions concernant l'avenir d'Alitalia, dont il est le premier actionnaire.

Air France-KLM a voté à la mi-octobre en faveur d'une augmentation de capital de 300 millions d'euros pour sortir la compagnie italienne de l'ornière, mais a jusqu'à la mi-novembre pour décider d'y participer ou pas.

"Nous envisagerons d'y participer si les conditions sont satisfaites. Si elles ne sont pas remplies, nous n'envisagerons pas de participation", a dit Alexandre de Juniac lors d'une conférence de presse consacrée aux résultats trimestriels d'AF-KLM.

Le groupe a dû repousser jeudi plusieurs objectifs clés face aux difficultés persistantes du moyen-courrier et du fret, dans une conjoncture morose à laquelle s'ajoute la volatilité des cours du pétrole et des devises.

Alexandre de Juniac a de nouveau plaidé pour une restructuration financière en profondeur d'Alitalia, dont Air France-KLM, a-t-il dit, reste un partenaire "loyal et sérieux".

"On n'est pas là pour mettre de l'argent dans une société qui ne peut pas tenir à long terme. Il faut un plan propre, carré, qui tient la route", a-t-il dit à des journalistes à l'issue de la conférence de presse.

"Ce n'est pas une punition pour les Italiens ou un mauvais traitement, je pense que c'est bon pour les Italiens de faire cela."   Suite...

 
Air France-KLM a entièrement déprécié sa participation de 25% dans Alitalia à la suite du projet d'augmentation de capital de la compagnie italienne, une levée de fonds à laquelle il a réaffirmé ne vouloir participer qu'à des conditions "très strictes". Le PDG du groupe franco-néerlandais Alexandre de Juniac s'est dit "offensé" et "découragé" de ne pas avoir été davantage associé aux discussions concernant l'avenir d'Alitalia, dont il est le premier actionnaire. /Photo prise le 14 octobre 2031/REUTERS/Max Rossi