Chine et Brésil rendent Sanofi plus pessimiste

mercredi 30 octobre 2013 08h49
 

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Les ventes de Sanofi ont été affaiblies au troisième trimestre par les enquêtes lancées cet été en Chine contre des groupes pharmaceutiques soupçonnés de corruption et par la dégradation des activités du laboratoire au Brésil que n'ont pu compenser les bonnes performances de sa division diabète.

Dans ce contexte, Sanofi prévient que son bénéfice net par action est désormais attendu en baisse d'environ 10% alors qu'il tablait jusqu'à présent sur un recul de 7% à 10% par rapport à 2012 à taux de change constant.

Cette dernière prévision avait déjà été abaissée au début du mois d'août par rapport à la stabilité voire la baisse de 5% pronostiquée en février.

Comme son concurrent GSK, Sanofi a donc accusé le coup en Chine où ses ventes n'ont progressé que de 5% au troisième trimestre, alors qu'elles avaient crû de 15,3% au deuxième trimestre et de 11,9% au troisième trimestre 2012.

Lors d'une conférence de presse téléphonique, Christopher Viehbacher, le directeur général de Sanofi, a cependant fait état d'un retour progressif à la normale en Chine en précisant que l'amélioration observée en septembre par rapport au mois d'août s'était poursuivie en octobre.

Au Brésil, le chiffre d'affaires de Sanofi a baissé de 17,4% au troisième trimestre, affaibli par la compétition des génériques, mais le groupe prévoit une amélioration de la situation d'ici à la fin de l'année.

En raison de la pénurie d'approvisionnement de certains vaccins au troisième trimestre aux Etats-Unis à la suite d'un problème de production sur le site de Toronto, le chiffre d'affaires du pôle vaccins a, lui, diminué 7,2%.

Néanmoins, Sanofi prévoit une amélioration progressive de ces approvisionnements et s'attend en outre à des ventes record de vaccins contre la grippe dans l'hémisphère Nord au second semestre.   Suite...

 
Sanofi publie des résultats au troisième trimestre affaiblis par un ralentissement de sa croissance en Chine et la faiblesse de ses ventes au Brésil. /Photo d'archives/REUTERS/Aly Song