La BCE divisée sur ses options face à l'appréciation de l'euro

mardi 29 octobre 2013 21h42
 

par Sakari Suoninen

FRANCFORT (Reuters) - La hausse de l'euro à des plus hauts de deux ans complique la tâche de la Banque centrale européenne (BCE) dont le conseil des gouverneurs est divisé quant aux réponses à apporter à cette appréciation de la devise européenne.

La vigueur de l'euro, en grande partie reflet d'un dollar affaibli par la politique de la Réserve fédérale américaine (Fed), est source de préoccupation pour les responsables monétaires européens aux prises avec une reprise fragile et une inflation faible et en ralentissement.

A seulement 1,1% en rythme annuel, la hausse des prix est bien en-deçà de l'objectif de la BCE d'une inflation à moyen terme inférieure à 2% mais proche de ce seuil.

La vigueur de l'euro, en pesant sur les prix à l'importation, pourrait accentuer un peu plus encore le ralentissement de l'inflation.

Trois écoles de pensée coexistent parmi les 23 membres du conseil des gouverneurs quant à la réponse à apporter, selon des sources au fait des débats au sein de l'instance décisionnaire en matière de politique monétaire.

L'une privilégie l'option d'une nouvelle opération de refinancement à long terme des banques, une autre favorise une baisse des taux directeurs tandis que les tenants de la troisième préconisent l'attentisme.

Tout en estimant que l'appréciation de l'euro n'est pas bienvenue, Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a ainsi déclaré mardi à l'agence financière MNI qu'il ne voyait pas quels instruments elle pourrait employer pour la contrer.

"Je ne pense pas que le problème ait atteint une dimension qui appelle une réponse, donc nous devons faire avec", a-t-il ajouté.   Suite...

 
La hausse de l'euro à des plus hauts de deux ans complique la tâche de la Banque centrale européenne (BCE) dont le conseil des gouverneurs est divisé quant aux réponses à apporter à cette appréciation de la devise européenne. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel