L'euro n'explique pas les problèmes de la France, selon Bricq

mardi 29 octobre 2013 15h38
 

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Le débat sur la force de l'euro ne doit pas masquer les vrais problèmes de compétitivité des entreprises françaises, a déclaré mardi la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq.

A plus de 1,38 dollar, l'euro a atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis fin 2011, restant cependant loin de son record d'environ 1,60 établi en 2008.

Face à cette hausse, qui pénalise les exportations françaises, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a plaidé mardi pour une dépréciation de 10% de la monnaie européenne.

La force de l'euro, "c'est un vrai problème pour les entreprises qui y sont confrontées mais ça ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt", a déclaré Nicole Bricq lors d'un entretien à Reuters.

"L'euro ne doit pas être une excuse pour ne pas rattraper notre retard de compétitivité. C'est un peu facile de dire : ‘c'est la faute de l'euro'. Non ! C'est nous qui devons trouver les solutions à notre handicap de compétitivité, compétitivité-prix et compétitivité-hors prix", a-t-elle ajouté.

"Et dans certains secteurs, on a les deux, c'est la double punition : on coûte trop cher par rapport à la gamme qu'on a en face. Ça, c'est notre problème, ce n'est pas le problème de l'euro."

LES EXEMPLES ITALIEN ET ESPAGNOL

Nicole Bricq a souligné que 40% du commerce extérieur de la France s'effectuait au sein de la zone euro et que l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne avaient de bien meilleures performances à l'export que la France, avec la même monnaie.   Suite...

 
La ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq estime que le débat sur la force de l'euro ne doit pas masquer les vrais problèmes de compétitivité des entreprises françaises. A plus de 1,38 dollar, l'euro a atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis fin 2011. /Photo prise le 29 octobre 2013/REUTERS/Christian Hartmann