Les résultats de Deutsche Bank et UBS plombés par les litiges

mardi 29 octobre 2013 12h39
 

par Katharina Bart et Thomas Atkins

ZURICH/FRANCFORT (Reuters) - La question de l'assainissement du secteur bancaire a dominé les publications trimestrielles de Deutsche Bank et UBS mardi, les résultats des deux banques ayant été amputés par des provisions inattendues pour risques juridiques.

La première banque allemande a dû augmenter ces provisions de 1,2 milliard d'euros au troisième trimestre, ce qui a contribué à la chute de 98% de son bénéfice imposable à 18 millions d'euros au lieu des 642 millions attendus en moyenne par les analystes.

Après cette annonce, son titre perdait 2% vers 11h50.

Sa rivale suisse UBS a dû, elle, reporter d'un an au moins de son principal objectif de rentabilité en raison des besoins temporaires de renforcement de ses fonds propres imposés par son autorité de tutelle, un retard qui a largement occulté des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu.

L'action UBS chute de son côté de 6,4% à Zurich.

Ces deux annonces montrent le long chemin qu'il reste à parcourir aux banques européennes pour émerger des scandales révélés après la crise financière, des casseroles qui ont récemment obligé leurs concurrentes JPMorgan et Rabobank à mettre de côté des milliards de dollars pour couvrir leurs frais juridiques et les amendes qui leur ont été imposées.

"Alors que l'on croyait que les problèmes de régulation étaient passés, les voilà de retour", souligne Andrea Williams, gérant chez Royal London Asset Management, à propos d'UBS.

"Je crois que personne n'avait anticipé que le régulateur imposerait davantage de fonds propres."   Suite...

 
UBS a reporté d'un an au moins son principal objectif de rentabilité en raison des besoins temporaires de renforcement de ses fonds propres, un retard qui occulte en partie des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu. La banque suisse espérait jusqu'à présent pouvoir atteindre d'ici 2015 un rendement des fonds propres de 15%. /Photo prise le 22 juillet 2013/REUTERS/Arnd Wiegmann