Vers un statu quo de la Fed en attendant un point sur l'économie

dimanche 27 octobre 2013 15h58
 

par Alister Bull

WASHINGTON (Reuters) - La Réserve fédérale ne changera sans doute rien à sa politique monétaire la semaine prochaine, souhaitant au préalable faire un point définitif sur les retombées économiques de l'imbroglio budgétaire américain.

Il se peut d'ailleurs que le statu quo soit reconduit au moins jusqu'à la fin de l'année.

"Je dirais janvier ou mars", répond Scott Brown (Raymond James), lorsqu'on lui demande quand la Fed commencera à réduire ses rachats d'actifs mensuels, actuellement de 85 milliards de dollars. "La probabilité pour décembre est inférieure à 50%".

Les indicateurs économiques parus depuis la fin du "shutdown" d'une partie des administrations fédérales ont été étonnamment faibles. La croissance de l'emploi a ralenti en septembre, période qui a précédé le shutdown de deux semaines, et les projets d'investissement sont retombés.

La confiance des entreprises et des ménages a peut-être subi des dommages durables de la part de politiques qui ont flirté avec un défaut de paiement en refusant jusqu'au dernier moment de relever le plafond de la dette. Le compromis finalement conclu ne fait que repousser les bisbilles budgétaires jusqu'à l'an prochain.

Le shutdown a enfin eu pour effet d'interrompre la parution de plusieurs statistiques en octobre, ce qui évidemment ne peut pas aider la Fed à se faire une idée précise de la conjoncture économique la plus récente.

Un autre élément de poids justifie que la Fed ne touche à rien pour le moment: la succession de son président Ben Bernanke qui sera assurée par la vice-présidente Janet Yellen en janvier.

"On voit mal ce qui justifierait de soit modifier la politique monétaire soit même amender sensiblement le communiqué", observe Dean Maki (Barclays, New York).   Suite...

 
La Réserve fédérale ne changera sans doute rien à sa politique monétaire la semaine prochaine, souhaitant au préalable faire un point définitif sur les retombées économiques de l'imbroglio budgétaire américain. Il se peut d'ailleurs que le statu quo soit reconduit au moins jusqu'à la fin de l'année. /Photo d'archives/REUTERS