Un petit porteur de Vivendi condamné pour démarchage

vendredi 25 octobre 2013 14h24
 

PARIS (Reuters) - Le président de l'association des petits porteurs de Vivendi, qui espérait obtenir réparation pour les petits actionnaires "ruinés" de l'entreprise, a annoncé avoir été condamné à 3.000 euros d'amende pour "démarchage illicite."

Grégoire Jovicic a précisé vendredi à Reuters qu'il ferait appel du jugement rendu jeudi et dénoncé un "acharnement judiciaire" visant, selon lui, à empêcher une partie des petits actionnaires de faire valoir leurs droits.

"C'est un procès politique, on fait tout pour me réduire au silence", a-t-il dit à Reuters, alors que s'ouvre lundi le procès en appel de Jean-Marie Messier et d'anciens dirigeants de Vivendi pour des délits présumés au moment des déboires de leur ex-société.

Contrairement à une autre association, celle des petits porteurs de Vivendi ne s'est pas associée au procès pénal et a engagé une action au civil avec pour objectif d'obtenir une compensation à la mesure des pertes des actionnaires.

Entre 2001 et 2002, le cours de l'action était en effet passé de 150 euros à moins de 8 euros après la quasi-faillite de l'entreprise.

Lors du jugement du procès en premier instance de Jean-Marie Messier, le tribunal avait ordonné l'indemnisation de dizaines de petits actionnaires, pour un montant total de 1,2 million d'euros, soit 10 euros par action.

Mais pour Grégoire Jovicic, cela suffit à peine à payer les frais d'avocats.

Il reproche à Vivendi d'avoir enchaîné les procédures contre lui pour "démarchage illicite" afin de tuer dans l'oeuf sa procédure au civil, qui est aujourd'hui suspendue.

Toutefois, Me Frédérik-Karel Canoy, avocat représentant des actionnaires individuels qui seront parties civiles au procès en appel, a déclaré à Reuters qu'il avait lui aussi engagé parallèlement une action au civil contre Vivendi.   Suite...

 
Le président de l'association des petits porteurs de Vivendi Grégoire Jovicic, qui espérait obtenir réparation pour les petits actionnaires "ruinés" de l'entreprise, a annoncé avoir été condamné à 3.000 euros d'amende pour "démarchage illicite". /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard