Airbus pourrait devoir revoir sa stratégie sur l'A380

mercredi 23 octobre 2013 19h40
 

par Tim Hepher

LONDRES (Reuters) - Airbus pourrait devoir revoir son programme A380 après une chute des commandes du très gros porteur et n'a pas exclu de réduire la production du plus gros avion du monde en attendant une reprise économique mondiale.

Malgré une campagne commerciale poussée, les ventes du géant de 525 sièges tournent au ralenti au moment où la morosité économique mondiale conduit bon nombre de compagnies aériennes à se concentrer sur des bimoteurs moins larges et plus légers, notamment le futur A350 d'Airbus.

Boeing a d'ores et déjà annoncé la semaine dernière une réduction de la production de la dernière version du 747, tout en s'acheminant vers le lancement d'une version à 406 sièges de son 777.

Airbus n'a pas engrangé une seule commande ferme d'A380 cette année mais a accusé trois annulations. L'avionneur européen a vendu un total de 259 unités de l'avion très populaire auprès des passagers après six ans d'exploitation.

Son directeur commercial, John Leahy, se montre confiant dans la signature de plusieurs commandes dans les deux prochains mois pour éviter de terminer l'année avec plus d'annulations que de commandes.

La crainte immédiate est que des créneaux non pourvus dans les usines pour 2015 obligent Airbus à construire des avions qu'il n'a pas encore pu vendre pour un prix catalogue de 400 millions de dollars - créant des tensions sur ses finances, la plus grande partie du prix étant réglée à la livraison de l'appareil.

Le temps presse car certaines pièces métalliques doivent être commandées deux ans à l'avance.

Face à de telles inquiétudes, Airbus devrait "revoir la situation et la stratégie" de l'A380 à la fin de l'année, a déclaré une source industrielle.   Suite...

 
Airbus pourrait devoir revoir son programme A380 après une chute des commandes du très gros porteur et n'a pas exclu de réduire la production du plus gros avion du monde en attendant une reprise économique mondiale. /Photo d'archives/REUTERS/Paul Hackett