17 octobre 2013 / 13:29 / il y a 4 ans

La croissance 2014 attendue à 0,7%, le déficit à 3,7%

La croissance économique devrait atteindre 0,7% l'an prochain en France, après 0,1% cette année, et le déficit public serait ramené à 3,7% du PIB après 4,1, selon les économistes interrogés par Reuters. /Photo d'archives/Jean-Paul Pélissier

PARIS (Reuters) - La croissance économique devrait atteindre 0,7% l'an prochain en France, après 0,1% cette année, et le déficit public serait ramené à 3,7% du PIB après 4,1, selon les économistes interrogés par Reuters.

Ils estiment que le taux de chômage devrait continuer à augmenter pour atteindre 11,1% mi-2014 contre 10,9% actuellement.

Ces prévisions médianes de croissance et de déficit d'une quinzaine d'économistes se situent en léger retrait par rapport à celles du gouvernement, qui prévoit une hausse du PIB de 0,9% l'an prochain et un déficit ramené à 3,6%. Pour 2013, leurs prévisions sont identiques à celles du gouvernement.

S'agissant du chômage, ils estiment en revanche que l'inversion de la courbe d'ici fin 2013 promise par François Hollande devrait être plus difficile à atteindre.

Le taux de chômage devrait s'établir selon les économistes à 11,0% sur l'ensemble de 2014, après 10,9% en 2013, soit un niveau proche du record de 11,2% en 1997.

Il se stabiliserait selon eux à 11,0% aux troisième et quatrième trimestres 2014 et baisserait à 10,7% au premier semestre 2015.

L'enquête a été réalisée entre le 10 et le 14 octobre.

"Les hypothèses en termes d'évolution de l'emploi salarié marchand sont beaucoup plus positives du côté du gouvernement que du côté de la plupart des économistes", explique Denis Ferrand, directeur général de l'institut d'études économiques Coe-Rexecode. "Espérons que les économistes se trompent évidemment mais, nous, on est quant même beaucoup plus prudent."

Philippe Brossard, économiste chez AG2R La Mondiale, prévoit quant à lui une croissance de 1,5% en 2014, soit le double de l'estimation médiane de l'enquête Reuters.

Il estime que le gouvernement a délibérément retenu des prévisions de croissance basses pour contenir les pressions en faveur d'une moindre contrainte des dépenses publiques.

L'examen du projet de loi de finances pour 2014 a commencé en séance publique à l'Assemblée nationale et a été marqué par des manifestations de mécontentement de députés socialistes face à un texte qu'ils jugent trop favorable aux entreprises.

Ces députés ont été invités instamment à ne plus déposer d'amendement sans accord préalable de leur groupe par le président du groupe PS, Bruno Le Roux, et le chef de file du groupe pour le débat budgétaire, Dominique Lefebvre.

Brian Love, Jean-Baptiste Vey pour le service français, édité par Yann Le Guernigou

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