LVMH ne parvient pas à rassurer sur Vuitton

jeudi 17 octobre 2013 08h43
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a livré peu d'indications mercredi sur les raisons du nouveau ralentissement de son principal centre de profit, Louis Vuitton, qui pèse sur les perspectives de résultats du groupe et fait chuter le titre en Bourse.

La marque phare du numéro un mondial du luxe, qui compte pour plus de la moitié de sa rentabilité, a vu sa croissance organique retomber à moins de 3% au troisième trimestre, malgré des bases de comparaisons favorables, alors que les analystes tablaient sur une accélération aux alentours de 7%.

La faible dynamique du maroquinier pèse donc sur le profil de croissance de LVMH et sur ses perspectives de résultats 2013 et 2014, qui devraient faire l'objet de révisions à la baisse de la part des analystes.

"Le consensus sur l'opérationnel 2013 et 2014 pourrait être abaissé de 2%", estime Thomas Chauvet, analyste de Citi.

La valeur, qui sous-performait déjà fortement ses pairs, chute de 6,35% à 135,65 euros à 13h05, plus forte baisse de l'indice CAC 40 (-0,77%). Elle accuse une baisse de 2% depuis le début de l'année, quand Richemont, (Cartier, Van Cleef & Arpels) prend 26%, Kering (Gucci) 19% et Burberry 17%.

Le directeur financier de LVMH Jean-Jacques Guiony, lors d'une conférence téléphonique, a indiqué que la demande restait "atone" en Chine continentale et que Louis Vuitton avait pâti au Japon d'une nouvelle hausse de prix intervenue en juillet, ayant eu pour effet "d'inciter les clients à anticiper leurs achats et donc d'impacter négativement le troisième trimestre".

"Nous manquons d'explication, car le Japon n'explique pas tout", déplore un analyste sous couvert d'anonymat.

Louis Vuitton réalise environ 15% de ses ventes au Japon, selon les estimations des analystes.   Suite...

 
Louis Vuitton, marque phare de LVMH, qui compte pour plus de la moitié de sa rentabilité, a vu sa croissance organique retomber à moins de 3% au troisième trimestre, malgré des bases de comparaisons favorables, alors que les analystes tablaient sur une accélération aux alentours de 7%. /Photo prise le 24 septembre 2013/REUTERS/Philippe Wojazer