Hausse de 7,5% des défaillances d'entreprises au 3e trimestre

mardi 15 octobre 2013 13h47
 

PARIS (Reuters) - Le nombre de défaillances d'entreprises (redressements et liquidations judiciaires) a progressé de 7,5% au troisième trimestre en France par rapport à la même période de 2012 en raison d'un mois de juillet "très lourd", annonce mardi la société Altares, spécialisée dans l'information sur les entreprises.

Un total de 12.790 entreprises ont déposé leur bilan sur la période, soit un niveau comparable à celui de l'été 2009 au plus fort de la crise, dont plus de 5.400 sur le seul mois de juillet.

Parallèlement, le nombre de procédures de sauvegarde ouvertes, même s'il reste très limité, a augmenté de 11% pour atteindre 350, un volume jamais atteint durant une période estivale depuis 2006, l'année où cette nouvelle procédure a été mise en place.

Les défaillances de l'été ont été tirées par les entreprises de moins de dix salariés, qui concentrent plus de 90% du total. Mais 112 PME d'au moins 50 salariés ont aussi été concernées, soit le chiffre le plus élevé depuis 2009 (151).

Dans ces conditions, le nombre d'emplois directs menacés par une procédure collective a approché 53.000 (+5% sur un an), même si près de 6.000 emplois ont été préservés par rapport à la même période de 2009. La crise avait alors lourdement frappé l'industrie manufacturière, qui avait perdu 900 sociétés cet été là contre 650 en 2013.

Mais comme pour les mois précédents, ce sont les métiers orientés vers le particulier qui ont été les plus fragilisés au troisième trimestre, affectés par la panne de la consommation.

Les défaillances ont notamment augmenté de 20% dans les services aux particuliers. Altares note que l'agriculture est également sévèrement touchée par les défaillances notamment dans l'élevage (+63%) et les cultures (+29%).

Yann Le Guernigou

 
Le nombre de défaillances d'entreprises (redressements et liquidations judiciaires) a progressé de 7,5% au troisième trimestre par rapport à la même période de 2012. /Photo d'archives/REUTERS/Ognen Teofilovski