Royal Mail s'envole en Bourse, Londres accusé de bradage

vendredi 11 octobre 2013 22h23
 

LONDRES (Reuters) - Pour ses débuts en Bourse, l'action Royal Mail se traitait vendredi après-midi plus de 30% au-dessus de son cours d'introduction, une envolée qui a ravivé les critiques de l'opposition travailliste et des syndicats sur une mise à prix jugée trop basse.

Vers 14h45 GMT, le titre s'échangeait à 440 pence, soit une hausse de 33,3% par rapport à sa mise à prix de 330 pence, après être monté jusqu'à 456 pence, ce qui valorisait le groupe 4,56 milliards de livres (5,36 milliards d'euros).

Vince Cable, secrétaire d'État aux Entreprises, a cependant réfuté selon laquelle la privatisation de Royal Mail, dont les boîtes aux lettres rouges sont un symbole du Royaume-Uni, aurait lésé le contribuable.

"Il y a énormément d'agitation et de spéculation après une importante entrée en Bourse (IPO) de ce type", a-t-il déclaré à la BBC. "Ce qui est important, c'est à quel niveau le cours finira par se stabiliser."

Une trentaine de syndicalistes ont eux manifesté devant la Bourse, en arborant des bannières qui dénonçaient le "casse de Royal Mail".

"C'est honteux, ce qui se passe aujourd'hui", a déclaré Billy Hayes, secrétaire général de la Communication Workers Union (CWU), qui était opposée à cette privatisation et qui consulte sa base pour lancer une grève.

Londres a proposé gratuitement 10% des actions de Royal Mail aux salariés de l'entreprise, et sur les 150.000 d'entre eux susceptibles d'en recevoir, seuls 368 les ont refusées.

"EUPHORIE"

Lorsque l'opération - largement sursouscrite - sera achevée, Londres aura levé 1,7 milliard de livres, hors commissions bancaires, mais l'Etat conservera 37,8% du capital de Royal Mail, une proportion qui pourrait être ramenée à 30% si la clause de surallocation est activée.   Suite...

 
Pour ses débuts en Bourse, l'action Royal Mail se traitait vendredi après-midi plus de 30% au-dessus de son cours d'introduction, une envolée qui a ravivé les critiques de l'opposition travailliste et des syndicats sur une mise à prix jugée trop basse. Vers 14h45 GMT, le titre s'échangeait à 440 pence. /Photo prise le 12 septembre 2013/REUTERS/Phil Noble