JPMorgan dans le rouge à cause des frais juridiques

samedi 12 octobre 2013 20h32
 

par David Henry

NEW YORK (Reuters) - JPMorgan Chase & Co, numéro un du secteur bancaire américain par les actifs, a annoncé vendredi sa première perte trimestrielle depuis l'arrivée à sa tête du PDG Jamie Dimon, conséquence de l'accumulation des enquêtes réglementaires et judiciaires qui ont coûté 7,2 milliards de dollars au groupe sur les trois derniers mois.

Jamie Dimon était jusqu'à présent parvenu à maintenir les comptes dans le vert malgré la crise financière et la récession grâce à la faible exposition du groupe aux crédits immobiliers "subprime". Mais désormais les problèmes juridiques, réglementaires, voire judiciaires pèsent de tout leur poids sur les résultats.

Le troisième trimestre se solde ainsi par une perte nette de 380 millions de dollars, soit 0,17 dollar par action, la première depuis le deuxième trimestre 2004. Sur la période correspondante l'an dernier, JPMorgan avait enregistré un bénéfice net de 5,71 milliards (1,40 dollar par action).

Hors frais juridiques et autres éléments exceptionnels, le groupe affiche un bénéfice de 5,82 milliards de dollars, soit 1,42 dollar par action.

Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S anticipait un BPA de 1,17 dollar sans qu'il puisse être établi dans l'immédiat si ce montant est comparable au bénéfice courant publié.

Les frais juridiques ont atteint 9,2 milliards de dollars au troisième trimestre, soit 7,2 milliards après impôts. Ils incluent les provisions passées pour couvrir de futurs accords amiables éventuels.

Au total, la banque a désormais mis en réserve un montant total de 23 milliards de dollars pour couvrir de tels accords, des amendes et d'autres dépenses juridiques.

La banque prévoit que ses frais juridiques diminuent et reviennent à la normale avec le temps, mais Jamie Dimon a indiqué qu'ils pourraient rester volatils pendant encore un an ou deux.   Suite...

 
JPMorgan Chase a subi une perte nette de 380 millions de dollars au troisième trimestre, imputable en partie aux provisions passées pour régler des litiges juridiques. /Photo prise le 19 septembre 2013/REUTERS/Mike Segar