Wall Street gagne 2%, espoir d'un accord sur la dette

jeudi 10 octobre 2013 22h33
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en forte hausse de plus de 2% jeudi, dopée par la perspective d'un accord sur un relèvement au moins provisoire du plafond de la dette aux Etats-Unis.

A moins d'une semaine de l'échéance du 17 octobre au-delà de laquelle la première puissance mondiale risquait le défaut de paiement, les Républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, ont proposé de prolonger de quelques semaines l'autorisation d'emprunt du Trésor, indispensable pour assurer le fonctionnement de l'Etat fédéral, en échange de négociations sur le budget.

Ce changement de pied des Républicains devait encore être confirmé à l'issue d'une réunion à la Maison blanche avec le président Barack Obama mais il a été d'ores et déjà salué par les investisseurs, rendus de plus en plus nerveux par dix jours de fermeture de nombreuses administrations fédérales faute de budget et par l'approche du 17 octobre.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 323,03 points, soit 2,18%, à 15.126,01 et le Standard & Poor's-500 a pris 36,14 points - 2,18% également - à 1.692,54, sa plus forte hausse en pourcentage depuis le 2 janvier quand un compromis était intervenu sur le "mur budgétaire" qui, déjà, opposait vivement le Congrès à majorité républicaine à l'exécutif contrôlé par les démocrates.

Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, s'est adjugé de son côté 82,97 points ou 2,26% à 3.760,75.

L'indice Vix de la volatilité, baromètre de la peur à Wall Street, a plongé de plus de 16% à 16,34, sa plus forte baisse depuis six mois qui le ramène près de son niveau d'avant la fermeture des services fédéraux non essentiels il y a dix jours.

"Les investisseurs se mettent à espérer un redoux après le grand froid des derniers jours", dit Andrew Wilkinson, stratège chez Miller Tabak & Co à New York.

Le marché n'a guère prêté d'attention à la statistique des inscriptions hebdomadaires au chômage, montées la semaine dernière à leur plus haut niveau depuis six mois mais faussées par des problèmes informatiques en Californie et par des effets indirects du "shutdown" des services fédéraux.

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