Rome planche sur un renflouement d'Alitalia

jeudi 10 octobre 2013 22h33
 

par Valentina Consiglio

ROME (Reuters) - Le gouvernement italien envisage de contribuer à un plan de sauvetage de 500 millions d'euros pour éviter à Alitalia une cessation de paiement humiliante après l'avertissement lancé par les syndicats de la compagnie aérienne et la menace du pétrolier ENI d'interrompre l'approvisionnement en kérosène.

Rome injecterait 150 millions d'euros dans la compagnie, les actionnaires existants apporteraient un montant équivalent et les banques fourniraient un financement additionnel de 200 millions sous la forme de prêts, ont indiqué des sources au fait du dossier.

En échange de la participation de l'Etat au renflouement de l'entreprise, le gouvernement réclame un changement d'équipe dirigeante, ont ajouté ces sources. "Il s'agit d'une solution transitoire pour garantir la survie financière de la compagnie mais elle dépend d'un changement important de la manière dont la compagnie est gérée", a dit l'une d'elles.

Alitalia a repoussé à vendredi la réunion de son conseil d'administration initialement prévue ce jeudi. Une porte-parole du groupe a refusé de préciser la raison de ce report, qui donne au gouvernement d'Enrico Letta un peu de répit pour tenter de trouver une solution.

Déficitaire depuis 2002, Alitalia a besoin d'une augmentation de capital de 300 millions d'euros et d'une ligne de crédit de 200 millions supplémentaires pour poursuivre ses activités, avaient déclaré les syndicats du groupe mercredi à l'issue d'une réunion avec la direction.

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Selon le montage à l'étude jeudi, le gouvernement participerait à l'augmentation de capital à hauteur de 75 millions d'euros via la Poste italienne et apporterait 75 millions supplémentaires sous la forme de garanties de crédit.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès d'Alitalia et de Poste Italiane.   Suite...

 
Le gouvernement italien envisage de contribuer à un plan de sauvetage de 500 millions d'euros pour éviter à Alitalia une cessation de paiement humiliante après l'avertissement lancé par les syndicats de la compagnie aérienne et la menace du pétrolier ENI d'interrompre l'approvisionnement en kérosène. /Photo prise le 9 octobre 2013/REUTERS/Max Rossi