Les républicains présentent un plan sur la dette américaine

jeudi 10 octobre 2013 22h33
 

par Richard Cowan

WASHINGTON (Reuters) - Les élus républicains de la Chambre des représentants ont dévoilé jeudi un plan susceptible d'éviter un défaut des Etats-Unis sur leur dette, démarche qui permet d'espérer la fin du dialogue de sourds sur un dossier qui inquiète les marchés financiers et les partenaires économiques de Washington.

Avant une réunion prévue avec le président Barack Obama, il était toutefois difficile de savoir si les républicains accepteraient une réouverture des administrations fédérales fermées depuis le 1er octobre sans exiger des concessions de la part de la Maison blanche.

Ces concessions concerneraient surtout le dossier de l'"Obamacare", la loi sur l'assurance maladie qui constitue le principal point de fixation des républicains depuis le début de cette crise.

L'offre de relèvement, momentané, du plafond de la dette marque néanmoins un changement d'attitude important des parlementaires républicains, qui réclamaient jusqu'à présent des concessions sur l'assurance maladie et sur les dépenses publiques.

En prolongeant jusqu'au début décembre l'autorisation d'emprunt du Trésor, indispensable pour assurer le fonctionnement de l'Etat fédéral, le Congrès écarterait la menace d'un défaut imminent qui affecterait directement l'économie en général et la plupart des Américains en particulier.

"Il est temps que ces négociations et ce débat commencent", a déclaré le président républicain de la Chambre John Boehner à des journalistes, après avoir présenté le nouveau projet aux élus de son parti.

Barack Obama s'est pour sa part déjà dit prêt à envisager un relèvement simplement temporaire du plafond de la dette s'il n'est pas lié à des concessions sur d'autres dossier.

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Le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner. Les élus républicains ont dévoilé jeudi un plan susceptible d'éviter un défaut des Etats-Unis sur leur dette, démarche qui permet d'espérer la fin du dialogue de sourds sur un dossier qui inquiète les marchés financiers et les partenaires économiques de Washington. /Photo prise le 10 octobre 2013/REUTERS/Jonathan Ernst