Vilmorin pense lancer son propre maïs OGM aux USA dans trois ans

mercredi 9 octobre 2013 23h22
 

par Gus Trompiz

PARIS (Reuters) - Vilmorin, quatrième semencier mondial, a bon espoir de lancer son propre maïs génétiquement modifié sur le marché américain dans trois ans, mais pense que l'émergence d'un blé OGM commercialement viable prendra plus de temps que prévu.

Le groupe français, contrôlé par la coopérative agricole Limagrain, a entrepris d'investir dans la mise au point de son propre maïs OGM en coopération avec l'allemand KWS SAAT AG. Ils ont obtenu le feu vert du Département américain de l'agriculture pour un produit résistant aux herbicides.

"C'est une étape dans un long processus mais ça veut dire que les choses avancent", a déclaré à Reuters le directeur général délégué de Vilmorin Emmanuel Rougier, lors d'un entretien téléphonique.

Vilmorin, a-t-il ajouté, doit encore obtenir l'aval de grands importateurs comme le Japon et l'Union européenne pour réussir le lancement de son maïs OGM.

Le groupe travaille aussi à la mise au point d'un blé OGM qui ne pourra être commercialisé qu'après 2020, plus tard que prévu, la recherche dans ce domaine avançant lentement, a indiqué Emmanuel Rougier.

Vilmorin a par ailleurs estimé que son entrée au capital d'un semencier du Zimbabwé, annoncée mardi soir, était une étape importante pour renforcer sa position sur le marché africain, très fragmenté mais dont le potentiel est énorme.

Vilmorin, qui a déjà pris en janvier une participation majoritaire dans la société sud-africaine Link Seed, va prendre 15% de Zimbabwe Seed Co et dispose d'une option pour porter sa participation à 25% à la fin 2014.

"C'est prendre pied sur un continent qui est important", a résumé le directeur financier de Vilmorin Daniel Jacquemond en présentant à la presse les résultats annuels du groupe.   Suite...

 
Vilmorin, quatrième semencier mondial, a bon espoir de lancer son propre maïs génétiquement modifié sur le marché américain dans trois ans, mais pense que l'émergence d'un blé OGM commercialement viable prendra plus de temps que prévu. /Photo d'archives/REUTERS/Adrees Latif