Rome dit qu'il n'a pas demandé à Ferrovie d'aider Alitalia

mardi 8 octobre 2013 07h26
 

ROME (Reuters) - Le gouvernement italien n'a jamais demandé à la compagnie publique de transport ferroviaire Ferrovie dello Stato (FS) d'investir dans Alitalia, a déclaré lundi soir le ministre italien des Transports, Maurizio Lupi.

"Le gouvernement n'a jamais proposé à Ferrovie dello Stato d'investir dans Alitalia. Nous explorons toutes les options en vue d'un projet industriel pour sauvegarder un actif stratégique", a-t-il dit.

Des sources proches du dossier avaient auparavant indiqué à Reuters que Rome avait demandé à Ferrovie d'envisager une prise de participation dans la compagnie aérienne en difficulté, ce qui pouvait lui permettre de trouver une solution alternative à une prise de contrôle par Air France-KLM.

Le groupe français, qui possède 25% d'Alitalia, se dit prêt à venir en aide à Alitalia si des conditions "strictes" sont satisfaites.

Alitalia a accumulé des pertes de plus de 840 millions d'euros et une dette de l'ordre du milliard d'euros depuis son sauvetage en 2009 par un groupe d'investisseurs et par Air France-KLM.

Salvatore Mancuso, vice-président de la compagnie aérienne italienne, a prévenu qu'une prise de contrôle par Air France-KLM aurait un coût très élevé pour Alitalia, notamment en terme de suppressions de postes et au prix d'une restructuration d'envergure.

La question de l'emploi est cruciale pour le gouvernement du président du Conseil Enrico Letta et elle explique la volonté de Rome d'approcher FS.

DISCUSSIONS "TRÈS TENDUES"

Des discussions qui ont eu lieu lundi avec le gouvernement italien sur l'avenir d'Alitalia ont été "très tendues" et devraient se poursuivre mardi, a indiqué lundi soir une source proche du dossier. Elle a précisé que l'administrateur délégué de Ferrovie, Mauro Moretti, n'était pas présent à cette réunion.   Suite...

 
Le gouvernement italien n'a jamais demandé à la compagnie publique de transport ferroviaire Ferrovie dello Stato d'investir dans Alitalia, selon le ministre italien des Transports, Maurizio Lupi. Des sources proches du dossier avaient auparavant rapporté une telle demande, ce qui pouvait permettre à la compagnie aérienne en difficulté de trouver une solution alternative à une prise de contrôle par Air France-KLM. /Photo prise le 7 janvier 2013/REUTERS/Charles Platiau