Paris prudent sur une fusion entre Air France-KLM et Alitalia

lundi 7 octobre 2013 23h08
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Une éventuelle prise de contrôle d'Alitalia par Air France-KLM aurait "du sens" à condition de ne pas remettre en cause le redressement du groupe franco-néerlandais, a déclaré lundi à Reuters le ministre français des Transports.

AF-KLM, propriétaire de 25% du capital d'Alitalia, a fait savoir qu'il était prêt à venir à l'aide de la compagnie aérienne italienne, qui envisage une augmentation de capital, à des "conditions très strictes."

Une position confirmée à Reuters par Frédéric Cuvillier, qui se montre très prudent et préfère à ce stade laisser les deux compagnies discuter d'un éventuel accord sans leur forcer la main dans un sens ou dans un autre, bien que l'Etat français soit actionnaire de 15,9% d'Air France-KLM.

"Il appartient aux dirigeants d'Air France-KLM et d'Alitalia de voir s'il y a une chance d'aboutir", a déclaré le ministre.

"Les efforts faits par Air France-KLM ne peuvent être remis en cause pour une stratégie qui pourrait apparaître hasardeuse si elle n'était pas assez travaillée", a-t-il souligné.

Air France-KLM doit notamment examiner le dossier dans le contexte du plan de relance "Transform 2015" qui prévoit notamment la suppression de 5.122 postes au sein d'Air France, auxquels s'ajoutera un plan de 2.800 départs volontaires.

"Il faut que la proposition sur laquelle Air France-KLM serait amenée à travailler n'aille pas à l'encontre des objectifs de 'Transform 2015'", a dit Frédéric Cuvillier.

Alitalia réunit mardi un conseil d'administration et a prévu de se pencher le 14 octobre sur l'intérêt de lancer une augmentation de capital à laquelle AF-KLM, premier actionnaire du groupe, s'est opposée le 26 septembre.   Suite...

 
Selon le ministre français des Transports Frédéric Cuvillier, une éventuelle prise de contrôle d'Alitalia par Air France-KLM aurait "du sens" à condition de ne pas remettre en cause le redressement du groupe franco-néerlandais. /Photo d'archives/REUTERS/Mohamed Abd El Ghany