Nouveau couac dans le rapprochement entre Apollo et Cooper

lundi 7 octobre 2013 18h27
 

par Aradhana Aravindan

BOMBAY (Reuters) - Le projet de rapprochement entre le fabricant de pneus indien Apollo Tyres et son concurrent américain Cooper Tire & Rubber a connu un nouveau revers à la suite d'un désaccord entre les deux parties sur le prix de la transaction.

En juin dernier, Apollo avait annoncé qu'il débourserait 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros) pour reprendre Cooper Tire, opération qui donnerait naissance au septième fabricant mondial de pneus et serait la deuxième plus importante acquisition jamais réalisée par un groupe indien aux Etats-Unis.

Les tensions entre Apollo et sa cible sont apparues au grand jour vendredi quand Cooper a engagé une action en justice auprès d'un tribunal américain visant à forcer le groupe indien à finaliser son acquisition "dans un horizon de temps raisonnable".

Les deux entreprises, dont le rapprochement est contesté à la fois par les actionnaires d'Apollo et par nombre de salariés de Cooper, ont jusqu'à la fin de l'année pour aplanir leurs différends et procéder à leur rapprochement.

Dans un communiqué publié dimanche, Apollo a souligné qu'il pourrait devoir assumer "d'importants coûts imprévus", dont le total irait "bien au-delà" de ce qui était prévu dans la première mouture de l'accord de rachat de Cooper.

Ces coûts sont liés entre autres aux mouvements de grèves déclenchés par des salariés du groupe aussi bien aux Etats-Unis qu'en Chine.

HAUSSE DE L'ACTION APOLLO

Les ouvriers de Cooper Chengshan Tire Co, coentreprise du groupe américain dans la province orientale du Shandong, sont en grève depuis trois mois et le partenaire chinois Chengshan Group, furieux de ne pas avoir été consulté sur la fusion, a intenté une action en justice pour la faire annuler.   Suite...

 
Le projet de rapprochement entre le fabricant de pneus indien Apollo Tyres et son concurrent américain Cooper Tire & Rubber a connu un nouveau revers à la suite d'un désaccord entre les deux parties sur le prix de la transaction. /Photo prise le 13 juin 2013/REUTERS/Anindito Mukherjee