La Grèce prévoit un retour à la croissance l'an prochain

mardi 8 octobre 2013 08h00
 

par Lefteris Papadimas et George Georgiopoulos

ATHÈNES (Reuters) - La Grèce devrait émerger l'an prochain de six ans de récession, prévoit le gouvernement dans le projet de budget présenté lundi, entérinant une amélioration progressive de la situation économique après une crise de la dette qui a contraint Athènes à accepter une mise sous tutelle internationale.

Si ces prévisions se matérialisaient, la Grèce pourrait enfin commencer à se défaire de son image d'enfant à problèmes de l'Europe après être passée d'une crise à l'autre, flirté avec la faillite et provoqué l'exaspération de ses créanciers faute d'avoir pu tenir un grand nombre de ses promesses.

Les analyses émettent toutefois quelques réserves au tableau brossé par Athènes, soulignant que le pays reste dépendant de l'aide internationale et qu'il sera sans doute nécessaire de passer par un nouvel allègement de la dette grecque qui devrait représenter cette année 175% du produit intérieur brut.

"L'élément à souligner, c'est que si les choses s'améliorent, on part de très très bas. La Grèce a encore besoin d'une assistance financière extérieure", observe Ben Lay, économiste de Capital Economics.

"De toute évidence, il y a des signes qui montrent que le pire de la crise est sans doute passé pour la zone euro mais, sur le long terme, on voit très bien que des inquiétudes persistent."

L'économie grecque, qui s'est contractée de près d'un quart depuis le pic atteint en 2007, devrait bénéficier en 2014 d'une croissance de 0,6% grâce à un rebond de l'investissement et des exportations, montre le projet de loi de finances.

Cette année, l'activité économique devrait se contracter de 4%, avec un taux de chômage culminant à 27%.

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Le ministre délégué aux Finances grec, Christos Staikouras. La Grèce devrait émerger l'an prochain de six ans de récession, prévoit le gouvernement dans le projet de budget présenté lundi, qui entérine l'amélioration progressive de la situation après la crise de la dette qui a contraint Athènes à accepter une mise sous tutelle internationale. /Photo prise le 7 octobre 2013/REUTERS/Yorgos Karahalis