Barack Obama souligne l'impact du "shutdown" pour les Américains

dimanche 6 octobre 2013 19h54
 

par Thomas Ferraro et Roberta Rampton

WASHINGTON (Reuters) - Un déblocage de la dispute budgétaire entre démocrates et républicains semblait improbable samedi au cinquième jour de la fermeture partielle de l'administration américaine, alors qu'un autre conflit, plus grave, sur le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, ne fait que commencer.

Dans son adresse hebdomadaire aux Américains, le président Barack Obama a accru la pression sur le camp républicain, en décrivant les conséquences de la fermeture partielle de l'administration fédérale pour les Américains.

Le président a cité plusieurs courriers que lui ont adressé des Américains affectés par l'arrêt de plusieurs programmes fédéraux, par exemple d'éducation de la petite enfance, ou de développement des zones rurales.

"Ce ne sont que quelques-unes des lettres déchirantes que j'ai reçues au cours des deux dernières semaines - dont plus de 30.000 au cours des derniers jours", a déclaré Barack Obama. "Je sais que les républicains de la Chambre des représentants entendent le même type d'histoires."

La Chambre des représentants, où les républicains sont majoritaires, a cependant mis de côté ses divisions samedi pour adopter à l'unanimité une mesure qui prévoit le versement rétroactif des traitements de 800.000 employés fédéraux, une fois que les agences concernées auront rouvert.

Le texte devrait être approuvé sans problème par le Sénat, dominé par les démocrates, avant d'être signé par Barack Obama.

Les représentants n'ont en revanche fait de progrès ni sur la résolution de la dispute sur la fermeture partielle de l'administration, ni sur un relèvement éventuel du plafond de la dette, actuellement de 16.700 milliards de dollars, pour éviter un défaut de paiement de l'Etat fédéral.

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Manifestation de soutien à Barack Obama devant la Maison blanche sur le budget. Un déblocage du conflit budgétaire entre démocrates et républicains semblait improbable samedi au cinquième jour de la fermeture partielle de l'administration américaine, alors qu'un autre conflit, plus grave, sur le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, ne fait que commencer. /Photo prise le 4 octobre 2013/REUTERS/Jonathan Ernst