Les cosmétiques, un relais de croissance potentiel pour LVMH

samedi 5 octobre 2013 18h49
 

par Pascale Denis et Astrid Wendlandt

PARIS (Reuters) - L'acquisition d'une nouvelle marque de cosmétiques fournirait à LVMH un nouveau moteur de croissance alimenté par la demande chinoise, au moment où le numéro un mondial du luxe est confronté à un essoufflement des ventes de sa marque phare Louis Vuitton.

Déjà très présent dans le parfum avec Dior et Guerlain, LVMH dispose en revanche d'un portefeuille encore modeste dans les crèmes de soin haut de gamme que s'arrachent les consommateurs asiatiques, très portés sur les crèmes et peu sur les parfums.

Estimé actuellement à 3,5 milliards d'euros en Chine et à Hong Kong, le marché haut de gamme du soin de la peau devrait presque doubler d'ici à 2017 pour atteindre 6,6 milliards d'euros, selon l'institut Euromonitor.

"L'offre étrangère est insuffisante (...) et la concurrence de marques locales quasiment inexistante sur le haut de gamme", relèvent les experts d'Ubifrance, organisme chargé d'accompagner le développement des entreprises françaises à l'étranger.

Pour l'heure, Dior, qui réalise plus de la moitié des 3,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires de la division "parfums-cosmétiques" de LVMH, est surtout présent dans le parfum (50% à 60% des ventes), selon Mario Ortelli, analyste de Bernstein. Le maquillage arrive en deuxième position, le soin en troisième.

La marque Guerlain compte quant à elle pour environ 20% des ventes de la division qui regroupe également les parfums Kenzo et Givenchy ainsi que les marques de maquillage Benefit ou Make-Up for Ever.

"Dior et Guerlain sont présents dans le soin mais cela ne fait pas partie de leur ADN, ce qui peut limiter leur potentiel de croissance à long terme", estime Thomas Chauvet, analyste de Citi.

UN PUISSANT RÉSEAU DE DISTRIBUTION AVEC SEPHORA ET DFS   Suite...

 
Bernard Arnault, le patron de LVMH. L'acquisition d'une nouvelle marque de cosmétiques fournirait à LVMH un nouveau moteur de croissance alimenté par la demande chinoise, au moment où le numéro un mondial du luxe est confronté à un essoufflement des ventes de sa marque phare Louis Vuitton, estiment des experts. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes