L'impasse budgétaire à Washington plombe Wall Street

jeudi 3 octobre 2013 23h30
 

NEW YORK (Reuters) - Le blocage des négociations budgétaires aux Etats-Unis et, surtout, les inquiétudes qui se font plus vives sur le plafond de la dette ont pesé sur Wall Street jeudi, où l'indice Standard & Poor's 500 a subi une neuvième baisse en 11 séances.

Des déclarations rassurantes de John Boehner, le président de la Chambre des Représentants, ont cependant permis aux indices de réduire leurs pertes même s'ils ont brièvement piqué du nez à l'annonce d'une fusillade aux abords du Capitole, le bâtiment qui abrite le Congrès.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a enfoncé le seuil symbolique des 15.000 points pour finir à 14.996,48, en baisse de 136,66 points ou 0,90%. Le S&P-500, plus large, a cédé 0,90% également à 1.678,66 et le Nasdaq Composite a reculé de 1,07% à 3.774,34 points.

En séance, le Dow est descendu jusqu'à 14.947 points et le S&P a touché un point bas de 1.670 points, sous sa moyenne mobile des 50 jours (1.679,88) qui constitue un important niveau technique.

L'indice CBOE de la Volatilité - surnommé le baromètre de la peur à Wall Street - est revenu en clôture à 17,65, en hausse de 6,2% tout de même, après avoir atteint en séance un plus haut depuis juin à 18,71.

Alors que les services fédéraux non essentiels sont fermés depuis mardi faute de budget, aucun terrain d'entente n'est en vue entre républicains et démocrates. Les investisseurs redoutent que cette impasse compromette les négociations sur le relèvement du plafond de la dette de l'Etat fédéral d'ici le 17 octobre, date-butoir fixée par le gouvernement pour parvenir à un accord et éviter un inimaginable défaut des Etats-Unis.

Dans l'après-midi, les indices ont réduit leurs pertes en réaction à une information du New York Times selon laquelle John Boehner a affirmé à ses collègues représentants qu'il ne laisserait pas les Etats-Unis faire défaut sur leur dette.

Interrogé par Reuters, un porte-parole du président républicain de la Chambre n'a que partiellement confirmé ces propos, affirmant qu'il manquait encore des voix pour voter un relèvement en l'état.

"Le fait est qu'on se rapproche jour après jour de ce problème du relèvement du plafond de la dette et c'est là la vraie source d'inquiétude", dit Randy Frederick, chez Charles Schwab à Austin (Texas).   Suite...

 
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