Les créanciers intransigeants sur le déficit du Portugal

vendredi 4 octobre 2013 14h04
 

LISBONNE (Reuters) - Les créanciers internationaux du Portugal ont accordé jeudi un satisfecit à Lisbonne en notant des signes de reprise économique mais ils ont rejeté les demandes d'assouplissement des objectifs budgétaires du gouvernement.

Le gouvernement portugais espérait obtenir de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, à l'occasion de leur mission d'évaluation de cette semaine, qu'ils acceptent de revoir à 4,5% l'objectif de déficit pour 2014, au lieu de 4,0%.

Il n'a pas obtenu gain de cause.

"Le programme demeure globalement sur les rails, avec des autorités déterminées à tenir leurs objectifs", ont commenté les créanciers dans un communiqué.

"Tant que les autorités font preuve de constance dans l'application de leur programme, les Etats membres de la zone euro se sont engagés à soutenir le Portugal jusqu'à ce qu'il puisse totalement revenir sur les marchés."

Les premiers signes de reprise économique ont convaincu le gouvernement et les créanciers de relever la prévision de croissance de 2014 à 0,8% au lieu de 0,6%, et la contraction du produit intérieur brut (PIB) pour cette année a été ramenée de 2,3% à 1,8%.

Le programme d'aide de 78 milliards d'euros qu'a obtenu Lisbonne expire à la mi-2014 mais beaucoup d'économistes estiment que le pays aura encore besoin d'assistance après cette échéance, éventuellement par le biais de prêts de l'UE.

La mission d'évaluation de l'UE et du FMI est intervenue dans un contexte délicat après la crise politique de cet été, provoquée par le mécontentement contre l'austérité, qui a failli faire tomber le gouvernement en juillet.

Les créanciers ont d'ailleurs mis en garde Lisbonne contre les conséquences de l'instabilité, notant qu'il sera difficile d'attirer les investisseurs si les autorités ne sont pas capables d'appliquer leur politique.   Suite...

 
Le port de Lisbonne. Les créanciers internationaux du Portugal ont accordé un satisfecit au pays en notant des signes de reprise économique mais ils restent intransigeants sur la question du déficit, a déclaré jeudi le vice-Premier ministre Paulo Portas. /Photo prise le 6 septembre 2013/REUTERS/Rafael Marchante