Les Bourses européennes terminent en baisse

jeudi 3 octobre 2013 23h30
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse jeudi, à l'exception de Londres et d'Athènes, alors que le dollar a touché son plus bas niveau en huit mois, en l'absence de perspective d'une sortie rapide de l'impasse budgétaire aux Etats-Unis, laquelle a déclenché la fermeture partielle des services fédéraux depuis mardi.

Aucun terrain d'entente sur le budget n'a pu être trouvé mercredi lors d'une réunion présidée par Barack Obama à la Maison blanche.

L'inquiétude des investisseurs s'étend également aux négociations sur le plafond de la dette, poussant les taux des bons du Trésor à un mois à leur plus haut niveau depuis novembre 2012. Faute d'un accord d'ici le 17 octobre, le Trésor américain se retrouvera en défaut de paiement.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,73% à 4.127,98 points. Le Footsie britannique, qui avait sous-performé ces derniers jours, a pris 0,18% mais le Dax allemand a reculé de 0,37%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a perdu 0,55% et le FTSEurofirst 300 0,40%. Les seuls secteurs à avoir fini dans le vert en Europe sont les télécoms (+0,3%) et la distribution (+0,11%).

Au moment de la clôture en Europe, les grands indices américains accusaient des pertes d'environ 1% alors que l'indice S&P 500 vient d'aligner huit baisses sur les dix dernières séances. L'indice MSCI monde, qui reflète les variations de 45 places financières, perdait 0,4% à ce stade.

"Les investisseurs cachent leur jeu en attendant de voir ce qui va se passer à Washington", dit Larry Milstein, chez R.W. Pressprich & Co. à New York.

La paralysie budgétaire aux Etats-Unis pourrait bien se prolonger jusqu'à la date-butoir fixée pour le relèvement du plafond de la dette de l'Etat fédéral, nécessaire pour éviter un éventuel défaut du Trésor sur ses engagements et une rechute en récession de l'économie américaine.

Selon Goldman Sachs, un "shutdown" de courte durée aurait un impact négatif de 0,2 point de pourcentage sur la croissance américaine tandis qu'une fermeture de plusieurs semaines pèserait plus lourdement, de 0,4 point de pourcentage, les employés fédéraux en chômage technique tendant à réduire leur consommation.

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde juge que ne pas relever le plafond de la dette américaine risque d'être préjudiciable non seulement aux Etats-Unis mais au reste du monde.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES