1 octobre 2013 / 11:09 / il y a 4 ans

Loewe en redressement judiciaire en Allemagne

Le fabricant allemand de téléviseurs haut de gamme Loewe a demandé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, le temps de faciliter l'entrée programmée à son capital d'un ou de plusieurs investisseurs qui ont confirmé leur intérêt par lettre d'intention. /Photo prise le 5 septembre 2013/Tobias Schwarz

MUNICH (Reuters) - Le fabricant allemand de téléviseurs haut de gamme Loewe a demandé mardi l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, le temps de faciliter l'entrée programmée à son capital d'un ou de plusieurs investisseurs qui ont confirmé leur intérêt par lettre d'intention.

L'entreprise fondée il y a 90 ans à Berlin a été mise en difficulté par la concurrence asiatique, notamment des sud-coréens Samsung et LG Electronics, qui a tiré les prix vers le bas.

Loewe s'était placée en juillet à l'abri de ses créanciers pour engager une restructuration accélérée. Dans la continuité de cette démarche, elle a demandé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire en auto-administration auprès du tribunal de Commerce de Cobourg, qui l'a acceptée.

Cette procédure ne concerne pas les filiales étrangères du groupe, notamment Loewe France SAS, et l'activité de l'entreprise continue normalement avec une pleine administration de son directoire actuel.

Matthias Harsch, le président du directoire, a déclaré que le groupe espérait parvenir avant la fin du mois à un accord avec un nouvel investisseur.

"Nous avons six propositions d'investisseurs sur lesquelles nous nous prononcerons dans les quatre prochaines semaines", a-t-il dit, en ajoutant que l'entreprise serait condamnée sans cet apport.

En juillet, Loewe a noué un partenariat stratégique avec le groupe public chinois Hisense International Co mais ce dernier n'a pas apporté de capitaux frais.

Loewe a accusé au premier semestre une perte nette de 26,7 millions d'euros, sur un chiffre d'affaires en baisse de 39% à 76,5 millions.

Son cours de Bourse, qui valait plus de 145 euros en 2000, perdait 27,5% à 4,43 euros à mi-journée à Francfort après un plus bas record de 3,20 euros.

Jens Hack, Véronique Tison pour le service français

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