Les républicains inflexibles, fermeture d'administrations en vue

samedi 28 septembre 2013 17h32
 

par Thomas Ferraro

WASHINGTON (Reuters) - Les républicains de la Chambre des représentants tenant bon samedi sur une condition-clé qu'ils posent au vote d'une extension du financement de l'administration américaine, la perspective de la première fermeture des services fédéraux en 17 ans se dessine de plus en plus.

Le débat budgétaire se double en outre d'inquiétudes liées au plafond de la dette autorisée -16.700 milliards de dollars- qui, selon le secrétaire au Trésor Jack Lew, serait atteint au plus tard le 17 octobre.

Bien qu'une solution provisoire, prévoyant une prorogation de dix jours du financement des administrations ait été évoquée vendredi, aucun signe ne permet de penser qu'un accord pourrait être trouvé d'ici la date-butoir du 1er octobre, début de l'année fiscale, entre les démocrates, majoritaires au Sénat, et les républicains, majoritaires à la Chambre.

La dernière fermeture des services administratifs, du 16 décembre 1995 au 6 janvier 1996, était due à la guérilla budgétaire entre l'administration démocrate de Bill Clinton et les républicains, conduits par le président de la Chambre des représentants d'alors, Newt Gingrich.

Sans surprise, le Sénat a adopté vendredi et transmis immédiatement à la Chambre des représentants un projet de loi destiné à assurer jusqu'au 15 novembre le financement des administrations fédérales, afin d'éviter leur fermeture, ou "shutdown".

Les républicains de la Chambre entendent l'amender en y incluant plusieurs dispositions controversées, notamment dans le but d'empêcher le financement pendant un an de la nouvelle loi sur l'assurance santé, l'un des textes emblématiques de l'administration Obama.

Le représentant républicain Tom Graves a annoncé vendredi que lui et 61 de ses collègues parlementaires allaient insister pour que le financement de l'"Obamacare", qui doit être lancé au 1er octobre, soit retardé d'un an.

Si les républicains mettent à exécution leur menace d'amender le projet en privant l'Obamacare de financement, il y a tout lieu de penser que le Sénat rejettera la nouvelle mouture du texte. Et si le Congrès n'adopte pas un texte de loi d'ici lundi en fin de journée, l'administration Obama ne sera plus en mesure de débloquer des fonds pour faire marcher au quotidien certains de ses services.   Suite...

 
Vue du Capitole, siège du Congrès américain à Washington. Les républicains de la Chambre des représentants tenant bon samedi sur une condition-clé qu'ils posent au vote d'une extension du financement de l'administration américaine, la perspective de la première fermeture des services fédéraux en 17 ans se dessine de plus en plus. /Photo prise le 27 septembre 2013/REUTERS/Larry Downing