Les bases d'une reprise solide ne sont pas encore là

vendredi 27 septembre 2013 23h22
 

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - L'économie française a nettement rebondi au deuxième trimestre après sa contraction des six mois précédents mais n'affiche pas encore les bases d'une reprise solide, comme en témoignent les chiffres décevants de la consommation de juillet-août.

L'Insee a publié vendredi des comptes nationaux détaillés du deuxième trimestre confirmant que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,5% sur la période, soit son rythme de croissance le plus élevé depuis le 1,1% de début 2011.

Il a revu à -0,1% la contraction de l'activité du premier trimestre, contre -0,2% annoncé auparavant, qui faisait suite à une autre baisse de 0,2% du PIB au quatrième trimestre 2012.

L'institut national de la statistique a fait état dans le même temps d'une stagnation de la consommation des ménages en biens sur juillet-août par rapport à un mois de juin qui avait accusé une forte baisse (-0,8%).

Dans le détail, juillet a été marqué par une hausse de 0,4% et août par un recul de même ampleur.

"Cela conforte le scénario d'un rebond de croissance qui reste fragile. Il faut se méfier de la bonne surprise du deuxième trimestre, qui tenait beaucoup à des facteurs particuliers", déclare Axelle Lacan, économiste du Crédit agricole.

L'économie française a été portée au printemps par un rebond de la consommation des ménages (+0,4%) dopée par des dépenses en énergie liées à la météo maussade et, dans une moindre mesure, une reprise des achats d'automobiles qui ne s'est pas confirmée depuis.

S'ajoutant au début d'été difficile pour la production industrielle et les exportations, les chiffres "décevants" de juillet-août sur le front de la consommation montrent, aux yeux des économistes, que l'activité du troisième trimestre sera plus poussive que celle du deuxième.   Suite...

 
L'Insee confirme le rebond de 0,5% de l'économie au deuxième trimestre après deux trimestres de contraction, grâce notamment à une consommation dynamique. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic